L’homme assis

L’homme assis

huile sur toile 146×114

Jean Couty

1954

La scène se déroule probablement dans une chambre. Un homme est assis sur une chaise de bois. Derrière lui, un lit de fer, une commode à tiroirs. Posés sur la commode un crucifix et quelques brins de buis. Accroché près de l’homme une musette. L’homme est torse nu, il porte un pantalon de travail en grosse toile bleue et des “brodequins”. Il est plutôt maigre. Son avant bras gauche est tatoué probablement d’une croix et son bras gauche est tatoué du symbole musulman du croissant et de l’étoile… ou encore d’une faucille et d’un marteau … ?? Il porte une moustache et son crâne est chauve sur le dessus. Assis, il prend appui sur des cuisses. Il semble fatigué. Son torse porte des marques noires. Je ne vois pas, mais le scène me suggère qu’il vient de quitter sa chemise pour procéder à quelques ablutions après une journée de travail à la mine par exemple.

Sylvie Le Bars | 8 avril, 2009

Je vois une scène, peinte, dont l’ambiance générale me fait penser à une représentation ancienne, années 40 ou 50. Il s’agit apparemment d’une chambre, à priori son domicile ou une habitation de passage type ecclésiastique. Peut être une chambre d’un hôpital tenu par des religieux. La décoration est sobre, un lit une chaise sur laquelle l’homme est assis et en fond ce qui me semble être une cheminée sur laquelle sont posés un verre, une croix et quelques branches de buis il me semble. Il y a quelque chose de religieux dans cette scène, inévitablement amené par la croix, mais le côté épuré voire modeste de la scène renforce mon sentiment. Je donnerai à l’homme entre quarante et cinquante ans. Il semble torse nu, un brin usé, vêtu d’un pantalon bleu. On distingue des tatouages, un sur chaque bras. Ils ne sont pas assez précis pour qu’on en dise quelque chose mais sur celui du bras droit de l’homme me fait penser à un symbole communiste. Le lit n’est pas vraiment de ceux qui se font actuellement. Il est en fer forgé à l’ancienne et me rappelle ceux de mon arrière grand mère. Le linge de lit est défait ce qui laisse à penser que l’homme y a dormi. Le torse nu associé à une lingerie de lit assez légère me suggère une saison printanière ou automnale. Dernier détail, une besace sur la gauche au premier plan, suspendu on ne sait à quoi et coupée par le bord gauche du tableau.

Spei | 8 avril, 2009

Terrible lassitude du travailleur. Épuisement se lisant sur son visage dont 1 regard vidé de toute force vive et de tout espoir aussi. Épaules voutées du prolétaire accablé par une existence laborieuse. Oeuvre forte, dans le silence de la chambre et dans cet instant ou l’homme s’abandonne, cassé, rompu.
C’est une toile très émouvante (et tant pis si je brave la règle!)

Corinne | 8 avril, 2009

Aucun “repères” féminins dans cette pièce. Le torse est beaucoup plus clair que les mains, les avant-bras et le visage, le teint est différent, sans tenir compte des traces noires, certainement dues au type de travail effectué. Son expression est ultra-réaliste… émouvante et courageuse. Je viens de remarquer que le haut du crâne est plus clair également, il doit avoir la tête recouverte durant sa journée de labeur. Dernière minute : sa main gauche paraît beaucoup plus grande et plus large que sa main droite, très certainement un gaucher.

Isabel | 8 avril, 2009

La fiche de l’homme assis en format pdf

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