Saint Sébastien

Saint Sébastien par Antonello di Messina est une huile sur toile (171 x 85 cm) datée de 1475/1476. Cet œuvre est visible à la Gemäldegalerie de Dresde.

Daniel Arasse en propose une lecture lors d’une conférence sur l’interprétation de l’art « entre voir et savoir » à voir sur l’université de tous les savoirs.

Daniel Arasse est, entre autres, l’auteur du livre On n’y voit rien dont je vous recommande la lecture.

Sur le site de l’Ecole Normale Supérieure dédié à la diffusion des savoirs, vous pourrez lire/écouter/voir une analyse de ce tableau de la renaissance intervenant postérieurement à la restauration du tableau.

Le clin d’œil de saint Sébastien du 8 juin 2006 — Karim Ressouni-Demigneux
Dans « Le corps fictif de Sébastien et le coup d’œil d’Antonello », Daniel Arasse ouvre et conclut son texte par l’analyse d’un détail, celui du nombril du saint, dans lequel il voit un œil, « l’œil de la peinture elle-même, en son corps peint », nouant dialectiquement le corps du saint et le corps du spectateur. La récente restauration du tableau à Dresde, à supposer qu’elle ait été effectuée dans les règles de l’art, contredit, quelles que soient les conditions de vision, ce regard de l’historien. Pourtant cet excès d’imagination, ce rêve, reste, dans son erreur même, le moyen le plus efficace de penser le tableau d’Antonello, d’autant que la force poétique de cette analyse acquiert aujourd’hui un relief particulier, car si la restauration révèle que le seul « coup d’œil » est d’Arasse, elle rend plus que jamais visible que quelque chose se joue effectivement là, au nombril.

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