La France de Raymond Depardon

La France de Raymond Depardon, une série de photographie à voir à l’exposition de la BNF.

merci Spei

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4 regards à La France de Raymond Depardon

  1. SylvieLeBars dit :

    Une photographie aux couleurs pastels, comme une photo couleur ancienne. Je vois presque au centre une tache rouge qui attire mon regard. C’est un homme en noir qui porte un tablier rouge. Il semble nettoyer le bord d’un espace que j’avais tout d’abord vu comme une piscine, mais qui n’en est pas une…pourtant c’est c’est bleu clair. Le centre de l’image est occupé par une sorte de parc enclos avec du sable un jeu pour enfant, une poubelle, et ce espace enclos dans l’enclos qui pourrait être un mini golf, et que j’avais cru voir comme une piscine. Ce parc est situé au bord d’une plage de sable. Une rangée de cabines de plages très blanches. La mer est haute, ou cette photo a été prise en Méditerranée. Le ciel occupe les 2/3 supérieur de la photo et est légèrement penché vers la gauche ce qui accentue la ligne de fuite créée par l’angle de prise de vue avec la rangée de cabines de plage. Les ombres des objets sont petites ce qui suggère un soleil au zénith. On aperçoit aussi une table de ping-pong derrière le parc, et un filet de volley.
    La mer est calme, pas de vague. Les ciel est très légèrement voilé.
    Pas d’enfant, pas de baigneur, pas de seins nus sur la plage … Le lieu est désert à part cet ouvrier. Peut-être un début de saison…une préparation… Une attente….

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  2. Je vois un homme en tablier et bottes de caoutchouc qui nettoie un bassin vide, peu profond, une pataugeoire pour enfants.
    Cet homme est seul planté au centre d’un décor idyllique de sable et de mer, sous une lumière qui semble celle d’un soleil déjà haut, dans le ciel..à en croire l’ombre projetée sous la poubelle. En dessous de la ligne d’horizon, derrière lui s’alignent 24 cabines de plage, qui dessinent une ligne de fuite invitant l’imagination à s’échapper pour suivre une côte très longue, loin en dehors du cadre. Vu l’ensoleillement il serait logique qu’une foule nombreuse ait déjà envahi la plage, mais aucune silhouette, pas un objet (parasol, serviette, jeu de plage) ne vient troubler l’alignement immaculé des cabines. Est-ce la fin ou le début de l’été ? Où sont les gens ? Des bancs vides disposés autour du bassin et le long de la promenade renforcent le sentiment de solitude donné par cet homme absorbé par son ouvrage inutile, et le sentiment de nostalgie qu’évoquent les vacances au bord de mer, l’odeur du sable et le bruit des vagues.

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  3. Ivan Sigg dit :

    Merci Sylvie et Hortense pour vos regards. Permettez-moi d’ajouter le mien aux vôtres.

    Large bande horizontale bleu clair et blanc duveteux.
    Bande horizontale vert bouteille.
    Bande de boites blanches à couvercles en double-pente.
    Trait bleu.
    Fine bande marron avec bitonios verticaux.
    Petite à-plat bleu posé sur des X blancs renversés.
    Bande blanche courbe terminée par un parterre vert d’eau.
    Grand espace couleur sable lardé de six assises à bandes bleu-vert et de verticales grises reliées par un filet à mailles carrées.
    Ovale bleu pastel bordé de vert pâle puis de rose pâle.
    Ligne courbe ocre jaune.
    Au premier plan, un losange granuleux gris sale dégradé, une bande gris foncé, une bande blanche et un triangle gris foncé.

    A droite, dans l’emprise du filet, une boite rectangulaire vert pomme surmontée d’un couvercle biaisé vert bouteille, le tout accroché à une verticale grise. Elle est visuellement en contact avec le vert pâle.
    A gauche, toujours dans l’emprise du filet, une abeille rieuse, jaune à rayures noirs, est accrochée à l’avant d’un S noir surmonté d’un rectangle rouge horizontal.
    Au centre de l’image, dans la partie droite de l’ovale bleu pastel, un personnage en noir, déhanché, tête baissée, l’abdomen couvert d’un rectangle rouge vertical, maintient un S clair dans ses mains. Le S semble se prolonger jusqu’à un carré gris.

    L’oeil du photographe à capté une similitude de formes dans l’animal et dans l’homme.
    La poubelle semble converser avec ces deux là.

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  4. Françoise LANGLOIS dit :

    Cette photo ayant été déjà très bien décrite, je me bornerai à rendre hommage au talent de Raymond Depardon, qui a le don de saisir l’essence des choses et des êtres, et leur profondeur.
    Le silence, la mélancolie, l’immuabilité, la solitude qui se dégagent de cette image sont renforcés par une lumière très froide qui estompe les volumes et réduit les objets à des lignes pures, dépouillées, sèches. La limpidité de l’air, l’interminable alignement régulier des cabines de bois blanc, la blancheur de la lumière évoquent une plage du nord de la France.
    Avec cette vue le photographe nous offre une vision à contre-courant de nos souvenirs de bord de mer, il montre l’envers du décor : la plage côté rue, la plage hors saison, la plage sans ses plaisirs, la plage sans bruit. Seule trace de vie sur cette composition, l’homme au tablier rouge qui nettoie le bassin fait partie intégrante du décor et ne vient pas perturber la tranquillité et l’inertie de cette vision dont les couleurs semblent être pâlies par le temps.

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