Les moissonneurs

Les moissonneurs est une peinture de Vincent Van Gogh à voir au musée Rodin.

merci @lucbizeul !

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7 regards à Les moissonneurs

  1. Ariel Martin dit :

    En premier plan je vois une grande extension de bouts de tiges de céréale (du blé ?) qui sortent du sol, qui occupe plus de la moitié inférieure de l’image. Elles sont peintes avec des traits courts et distancés, aux différents degrés d’inclinaison, laissant voir la terre, qui n’est pas tout-à-fait un aplat jaune puisqu’elle contient du bleu clair. Dans un deuxième plan, à gauche et après à droite, on aperçoit plusieurs tas de paille rassemblés et probablement attachés à la ficelle. Plus loin, deux personnages, un homme et une femme, sont penchés sur une bande jaune de tiges non-coupées. Leurs traits sont peints de manière assez schématique (ils sont loin), leur peau est rougeâtre. L’homme, au premier plan, porte une faux longue sur les mains, dont la lame apparaît entre les tiges qu’il coupe. Son blouson est vert, cerné de bleu foncé, son pantalon est blanc et il porte un chapeau (de paille ?) jaune. La femme est habillée avec une longue robe bleue et elle porte un foulard blanc sur la tête. Elle regarde vers l’arrière, où le champ de céréale coupé continue, étoilé de tas de paille, avec une petite maison blanche à droite. Au fond, on voit la ville, aux couleurs bleus, couverte de toits rouges, de tours d’église et de cheminées industrielles qui expulsent de la fumée sombre. La ville est séparée du champ par une fine bande de plantes vertes. Un train noir traverse la ville de droite à gauche, juste devant la petite maison blanche, qui émet une longue longue traine de fumée, blanche elle aussi. En haut, on voit un ciel clair et sans nuages. L’horizon de l’image est assez haut et l’arrière plan semble beaucoup plus foncé que le premier plan.

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  2. Emma (8 ans) dit :

    Je vois la campagne. Derrière, je vois la ville. Je vois un ciel un gris. Je vois une église, deux églises tu pourrais marquer.

    Je vois des agriculteurs au milieu qui coupent le blé pour le mettre dans une botte de blé.

    Je vois aussi des animaux. Je vois une usine.

    Et c’est tout, je veux gouter au financier cuisiné par ma maman !

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  3. Ivan Sigg dit :

    Salut Ariel merci pour ton regard a la fois large et détaillé. Il ouvre mon propre regard et me permet de voir l’œuvre d’ un œil neuf. Saurais-tu décrire ce qui se passait en toi quand tu te livrais à ce travail d’attention totale ? Ton cerveau était-il immobile ? N’y avait-il que les mots de la description ? Étais-tu traversé par des pensées ? Par des émotions ? Penses-tu que ce regard t’a mis en contact avec l’œuvre ? avec toi-même ?
    Ivan
    Merci

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  4. Ivan Sigg dit :

    Merci Emma pour ton regard qui donne faim. As-tu lu ensuite le regard d’Ariel ? En cette période, j’ai moi aussi envie de croquer du financier 😉
    Bises Ivan

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  5. Ivan Sigg dit :

    1/5 de la surface de cette peinture est froid et bleuté
    4/5 restant sont chauds et jaune paille
    Cette toile verticale est quasiment vide ( du ciel et un champ)
    La confusion humaine ( maisons/usines, urbains/paysans, ouvriers/paysans, ville/campagne) est concentrée, reléguée dans 1/6 de la toile.
    Celui qui peint est à distance, très loin, perdu ou philosophe ?
    Ivan

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  6. Ariel Martin dit :

    @Ivan Sigg : évidemment que le tableau me fait penser à l’industrialisation versus la vie dans les champs et plein d’autres sujets, mais pour mon regard je me suis concentré sur les qualités formelles de l’oeuvre. Pour le faire, je préfère être méthodique, et pour cette raison j’ai commence a faire ma description de haut en bas (j’aurais pu commencer d’une autre manière). Dans mon processus il y a des pensées encombrantes qui se sont interposées (j’ai essayé aussi de ne pas faire des jugements rapides) mais je les ai écartées… c’est un petit peu comme faire de la méditation ! Il faut aussi le dédier du temps. J’espère que cette réponse a clarifié un petit peu les choses.
    À plus !
    Ariel.

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  7. ivan sigg dit :

    Merci beaucoup Ariel pour ton retour. Je vois les choses comme tu les dis. J’essayais par mes questions d’aller avec toi plus loin encore. La mutualisation des regards permet de voir l’oeuvre et en même temps de voir à l’intérieur de soi : toutes ces pensées parasites, ces jugements, ces comparaisons etc . Une fois qu’on les voit, le cerveau peut alors devenir silencieux et immobile pour n’être plus que perception.
    Dans la méthode et la concentration il y a de la volonté et de la résistance à tout ce qui n’est pas l’oeuvre…
    Hé hé, pas facile de n’être plus que perception, c’est à dire soi. Oui, comme tu le dis, c’est une forme de méditation ouverte que nous pratiquons là.

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