
Autoportrait de l’artiste daté de 1980.
Le site Internet de la fondation Richard Avedon présente de nombreuses photographies.
Jusqu’au 28 septembre 2008, une exposition des photographie de Richard Avedon est visible au jeu de paume.

Autoportrait de l’artiste daté de 1980.
Le site Internet de la fondation Richard Avedon présente de nombreuses photographies.
Jusqu’au 28 septembre 2008, une exposition des photographie de Richard Avedon est visible au jeu de paume.
Je vois une photographie d’un homme. Le cadre de l’image coupe son corps en deux, et c’est la moitié haute qui est photographiée.
Cet homme me semble âgé d’une cinquantaine d’années, on le voit de face, les bras en l’air et courbés de telle sorte que les coudes nous font face et que les mains partent légèrement en arrière.
Les avant-bras et les mains sont légèrement floues traduisant un mouvement figé par l’image. Un effet d’optique me donne l’impression que ces bras sont petits par rapport au buste comme s’ils étaient un peu atrophiés.
Il est habillé d’une chemise noire coupée en deux par une rangée de cinq boutons blancs. Je reconnais en bas un jean, la boucle de la ceinture fait penser à une sorte d’insecte à six ailes.
Son visage est assez dur, il n’est pas particulièrement engageant ou sympathique, cette expression associée au mouvement des bras pourrait s’interpréter comme un moment d’énervement, une sorte de ras le bol, de saute d’humeur se concluant par un « oh et puis c’est bon hein ».
Un détail me gène dans le regard, un oeil est nettement plus fermée que l’autre, celui de droite doit être au moins deux fois plus ouvert.
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Alexis Reply:
septembre 13th, 2010 at 6 h 49 min
Merci Jean-François,
Je n’avais pas remarqué ses yeux !
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La résignation dans l’action,
la résignation de l’homme qui perd le pouvoir sur un monde qui le dépasse,
sur une vie que l’on doit évaluer à mi- parcours,
Parce qu’on doit la guider, la conduire sur des chemins qu’on espère et qui ne se présentent pas forcément.
Une attente endolorie, un sursaut de conscience, une souffrance : la même que celle du chef d’orchestre qui doit battre la mesure, calculer les notes et rétablir un ordre.
De noir et de gris, dans une blancheur où l’on perd ses repères mais où nos idées pourraient se retrouver, un instant figé, comme dans ces tunnels que l’on fuit pour regagner la lumière, un instant figé qui renvoie chacun aux doutes qui le conduiront à subir et agir pour devenir papillon.
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