
Lithographie de MC Escher de 1960.
L’art de la supercherie, des métamorphoses, des symétries… à découvrir sur le site officiel (d’où provient la photo ci-dessus).

Lithographie de MC Escher de 1960.
L’art de la supercherie, des métamorphoses, des symétries… à découvrir sur le site officiel (d’où provient la photo ci-dessus).
On m’avait demandé de gardienner pour l’été ce palais italien, récemment construit par un savant mathématicien, sur une colline non loin de Florence.
Il faisait très chaud, j’étais seul, assis sur les marches qui donnaient accès au 1er étage quand c’est arrivé. Je me suis soudain retrouvé accoudé à la rambarde de la terrasse du deuxième, mais je pouvais continuer à me voir en bas sur les marches. Puis j’ai levé la tête et, bon Dieu!, je me suis vu là-haut, marchant sur le chemin de ronde du 3ème qui fait le tour du puits de lumière. Pour être plus précis (j’attendais qu’ils soient tous passés plusieurs fois) je décomptais 14 moi-mêmes qui montaient et 12 qui descendaient. Ces 26 là, épaules voûtées n’avaient pas l’air d’aller très fort. Ils me faisaient l’effet d’être prisonniers de leur cheminement ou de leur habitude. Je me frottais les yeux avec vigueur, mais à priori j’étais donc devenu 28 ! S’ils étaient une partie de moi-même, il y avait quelque chose là-haut qui ne tournait pas rond …
J’ai bien remarqué que les fenêtres du deuxième étaient toutes de tailles différentes et que l’escalier intérieur n’avait plus de hauteur de plafond sur sa partie sud; que la terrasse sud quoique au même niveau que celle où j’étais accoudé, se trouvait en fait être là-bas un 1er étage… C’est en me penchant par dessus la balustrade que j’ai réalisé que le sol des colonnes qui soutenaient ma terrasse correspondait là-bas à un sous-sol ! Mon autre moi, assis en bas, compris au même instant que les marches de son escalier factice étaient fausses et tellement inclinées qu’il dévala sur les fesses sans pouvoir faire un geste, dévala, dévala, dévala…
Je me réveillais en sursaut dans ma petite chambre surchauffée. Quel soulagement ! On était le dimanche 28 et j’avais rendez-vous avec une ragazza !
Hélas, impossible de m’assoir, j’avais des bleus plein les fesses !!!?
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Alexis Reply:
septembre 13th, 2010 at 6 h 51 min
Excellent Ivan,
Merci beaucoup pour cette lecture de l’intérieur !
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