Mutualisation de regards d’artistes

« L’exposition du photographe Gérard Uféras et le film de Raja Amari m’inspirent cette métamorphose éditoriale dans A Nous Paris n°481, merci à eux et à Carine Chenaux de jouer le jeu » raconte Ivan Sigg…

Et vous que voyez-vous ?

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13 regards à Mutualisation de regards d’artistes

  1. ivan sigg dit :

    Une nouvelle fois ujuo.org innove en nous proposant de regarder une oeuvre composite issue de la presse.

    Quelques explications sur cette mutualisation de 6 regards d’artistes, en attendant les regards des 500 visiteurs/jour du site…

    1) le photographe Gérard Uféras nous offre son regard photographique en noir et blanc sur un couple de jeunes mariés fougueux.
    2) la cinéaste Raja Amari nous offre son regard sur une jeune femme pensive par un plan en couleur.
    3) le maquettiste de ANP#481 (agence Samouraï ?) nous propose son regard en positionnant face à face ces deux photos.
    4) Un photographe portraitiste (?) nous offre en vignette son regard sur Carine Chenaux la rédactrice en chef de l’hebdo gratuit A Nous Paris.
    5) Carine Chenaux nous donne un regard sur elle-même en offrant ce portrait d’elle au coeur d’un texte sur le foot contrastant volontairement avec les deux grandes photos.
    6) A mon tour, en créant des liens plastiques entre ces trois images – transformant par la-même la mise en page générale de la page – tout en mutualisant ma vision avec celle des autres, j’offre mon regard sur cet Édito.

    A présent, en étant totalement attentif à cette page composite, je perçois que j’y ai mis beaucoup plus que je ne le comprenais au moment même de sa création…

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  2. ivan sigg dit :

    Ivan : Pourriez-vous me dire ce que vous voyez sur cette image ?

    Karima : je vois un couple de mariés qui s’embrassent à donf à paine cachés par un voile transparent. C’est bizarre, elle elle le sert très fort à la taille, même que ça fait des plis profonds dans le veston du mec. Lui il est un peu penché en arrière comme s’il reculait, il la tient pas par la taille et on dirait qu’il la freine un peu en lui tenant fermement le poignet. Ah oui aussi c’est en gris et noir et blanc vieillot, même que le mec a une coupe de rocker, alors que dans la pièce à côté c’est en couleur… heu, vieillot aussi en fait, genre à la campagne avec une vieille peinture sur le mur et les trois vitres sales.

    Victor : heu, et la lumière sur la jeune fille c’est pas comme un tableau de Vermeer?

    Ivan : ça c’est une comparaison avec ce que tu connais. C’est pas ce que tu vois.

    Victor : OK, je le vois que dans ma tête.

    Thomas : A gauche ils sont deux et très amoureux alors qu’à droite elle est seule et triste. Aussi, elle est penchée dans le même sens que les deux. Elle ne les regarde pas vraiment mais son attitude et les toiles d’araignées qui les relient nous disent que ce mariage la rend pensive ou l’ennuie.

    Karima : Hé, c’est pas Halloween ! L’artiste qui a relié les deux photos il a fait comme si la robe de mariée les habillait tous les trois. C’est comme un rêve, quoi. Ou un cauchemar ?

    Prisca : A gauche on voit peut-être une cathédrale à cause des colonnes, des vitraux, des banc de prière et du mariage. A droite c’est une pièce vide avec une petite fenêtre et une chaise. La jeune fille est appuyée au dossier de la chaise. Elle vient d’Espagne, ou du Portugal ou d’Amérique latine. Je dis ça à cause de la peau cuivrée, des cheveux noirs, de la tresse et de la forme du visage.

    Victor: Moi y a trois trucs qui m’étonnent : En bas y a une blonde bien d’aujourd’hui qui se cache dans la robe de mariée et qui baisse la tête. Et puis ailleurs… attends que je le retrouve… Ah ouais, à gauches des mariés, y a deux jumelles qui se tiennent par la taille ! Elles font quoi elles ? Elles dansent la chenille dans l’église ?

    Prisca : Ouais, c’est franchement bizarre. C’est dingue plus tu regardes, plus tu vois. Au début j’avais pas vu le fauteuil derrière les deux mariés. Tu crois qu’ils étaient à deux dessus et qu’ils viennent de se lever ?

    Ivan : Très juste. Et Victor, c’était quoi le troisième truc qui t’étonnait ?

    Victor : Bon y a quatre parties dans l’image. Une bande horizontale blanche en haut avec un peu de dessin, le mot EDITO, un point, les chiffres 05 et la moitié d’un gros point, alors vu les ondulations du papier on dirait une page de journal. Après y a les deux photos verticales. Et en bas, sous la robe dessinée, y a une bande de traces de pneu, incompréhensible !

    Thomas : moi j’ai les mêmes empreintes sous mes baskets, c’est la marque Tretorr, même ! Je vais te dire un truc, l’empreinte elle est vue de dessus, la blonde qui s’appelle Carine Chen – y a son nom – elle est de face, et les trois autres sont de profil… j’ai pas d’explication. Peut être les empreintes c’est pour dire le sol, la rue, l’extérieur ? En tous cas le paquet de tissu a l’air très lourd à cet endroit.

    Karima : Et la cathédrale, les deux trous noirs…

    Victor : les ogives ?

    Karima : ouais comme tu dis, on dirait les deux yeux de la tête de Bugs Bunny, avec le reflet dans la pupille, non ? Ou alors une tête de mort ?

    Prisca : Hi hi, je ne vois que ça maintenant et y a une bouche dans le creux du coude du rocker, hein ?

    Thomas : Bon je vais le dire parce que ça me trotte depuis tout à l’heure : l’oval entouré de plis autour de la blonde, c’est pas comme un sexe de femme ? Tu vois ce que je veux dire ?

    Prisca : Non pas du tout !

    Karima : N’importe quoi lui !

    Thomas : Et si les deux femme c’était la même ? Celle de droite pense à son mariage, il va avoir lieu et elle en rêve ou il a déjà eu lieu et elle est désillusionnée. Y a bien une histoire de sexe, bien de face, que tu peux plus contourner dans le mariage ? Je dis des conneries ?

    Karima : punaise !

    Victor : tu penses à Cendrillon parce qu’elle a l’air pauvre et qu’y a ses deux soeurs qui dansent au fond de l’église?

    Ivan : Là vous m’épatez !

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  3. flo dit :

    Je vois des mariés un lien avec une fille seule, couleur bleu dde ka solitude, une star people entre le filet, article de journal scoop.

    Certainement un mag style voici un gros titre du crayonnage qui fait le lien entre le B & W et la couleur.

    Une église en arrière plan, le symbole du marrage, la voute au dessus des mariés est ce le bonheur avant la solitude …

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  4. damien bassez dit :

    beau photomontage…

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  5. Eric Meyer dit :

    
Je signale que j’ai eu l’occasion de voir cette image avant sa métamorphose, à savoir la page Edito de Carine Chenaux dans “A Nous Paris #481”. Il en reste trace dans le haut droit de l’image puisque le titre est resté en place, accompagné des éléments de maquette, un demi cercle plein, noir, et le numéro de page, 05. Juste en dessous, deux images côte à côte, de même largeur et hauteur, l’une est en couleurs, l’autre en niveaux de gris. Sur l’image de droite, aux tonalités bleues, je vois une femme, pensive, appuyée sur le montant d’un lit, le dossier d’une chaise, et regardant vers la gauche, ou plus exactement vers le centre de la page, à travers une fenêtre ouverte… sur un mur (le même qui se prolonge sur toute la largeur de l’image). Sa jupe, dans laquelle disparait une de ses mains, se prolonge en lignes blanches et bleues vers l’image de droite, en encerclant en médaillon le buste d’une femme blonde, qui ne regarde pas vers le spectateur, mais dont le regard se porte plus bas, vers le sol. Les lignes descendent presque jusqu’en bas de la page pour remonter (si je suis mon sens de lecture droite – bas – gauche, sens de lecture guidé par le regard de la femme dans la pièce bleue) et rejoindre le voile de tulle d’un couple de mariés. Il y a l’idée d’un vase communiquant entre le noir et blanc et la couleur bleue. Dans le mouvement de leurs corps je vois une attraction-répulsion, le visage de la femme avance vers celui de l’homme pour l’embrasser, le sien recule, son bras se plie pour retenir le corps de la femme, l’équilibre semble fragile, basé sur une harmonie de forces contraires. Le couple est dans une église, c’est la cérémonie de leur mariage. Derrière eux un fauteuil, des bancs, sur leur droite des personnages masculins, sur leur gauche 3 femmes qui avancent à la queue-leu-leu semblant quitter la page par la gauche et sortir du champ de l’image. Derrière le couple se dresse une colonne. Des lignes noires sortant du cadre s’arrondissent au dessus des ogives en formant un visage, de grands yeux noirs, le bas du veston du marié dessine le menton, le creux de son bras, une bouche. D’un côté la lumière d’un projecteur, de l’autre celle traversant le vitrail marque les pupilles. Le visage ainsi dessiné évoque un crâne. En bas de page des empreintes bleues, des stries, un frottis recouvrant le texte de l’édito et ne laissant juste apparaitre que les légendes des images d’origines.
    Il y a un crâne (la mort), un mariage (la vie), une femme qui ne souhaite pas voir (pas franchement), mais qui tourne son regard vers un ailleurs qui semble fermé malgré les apparences d’ouverture. Est-ce une femme délaissée, était-ce elle qui était destinée au mariage, au baiser, à la robe blanche ? Est-ce un désir, son souhait, un espoir qu’elle guette à travers la fenêtre ouverte ?

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  6. Lili dit :

    Lili, 5 ans et demi :
    Je vois une fille et un garçon qui s’embrassent, une autre fille qui tient la robe de quelqu’un et une autre dame en bas, dans la robe et je vois une fenêtre. Il y a d’autres dames qui dansent avec une chaise, je vois leurs bras. Il y a un rideau, un tapis et un mur. Je vois une écriture. Je vois des chaises à côté des mariés. La dame qui tient la robe à une tresse. Je vois des zigzags. La robe est dessinée avec de la craie et les zigzags aussi. Au-dessus des mariés il y a des fenêtres et des rideaux.

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  7. Isabelle dit :

    Je vois un couple d’aujourd’hui qui s’embrasse sur la bouche, enlacé sous un voile de mariés. Ce voile est relié à la jupe d’une femme de l’époque de Vermeer. Elle est devant un mur peint en bleu roi. Elle porte un turban du même bleu d’où sort une longue tresse. Sa main droite est appuyée sur un dossier ? Dans le tiers inférieur je vois un article de journal avec le buste d’une jeune femme blonde à frange, maquillée et vêtue d’un pull en V noir. Elle se détache dans un médaillon entouré par le voile et la jupe. Tout ça c’est difficile à décrire. Il y a une espèce d’architecture avec des femmes au fond à gauche et un siège derrière les mariés. Un dessin relie les trois parties.
    Pff, c’est trop dur.

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  8. Eliott dit :

    Je vois une espèce de voile bleu, qui est au premier plan. Après il y a des lignes, 2 lignes séparent l’image en trois. A gauche c’est comme une photo. A droite c’est comme une peinture. Le bas, on dirait qu’un texte a été recouvert par des zig-zags. On voit que c’est une page de journal (édito, page 5) et la feuille est gondolée. Je vois un portrait en bas. Il y a des mariés. A droite je crois que c’est une peinture du mec qui a fait la jeune fille à la perle. Le journal c’est A Nous Paris, je le sais parce que je le lis toutes les semaines. La fille tient un pot de lait. Voilà.

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  9. Alexis dit :

    Mon regard est accroché d’emblée par la mention énigmatique EDITO – 05.

    Puis c’est la jeune femme appuyée du cadre de droite qui m’intrigue. Elle regarde avec mélancolie par la fenêtre. Cette fenêtre semble en rapport avec le cadre de gauche une photo du baiser des mariés en noir et blanc.

    Les robes sont reliées en passant par le cadre du bas et enlaçant une femme blonde dans une sorte de médaillon. Le texte dactylographié est recouvert de trait bleu exceptés 2 petits paragraphe dans le coin en bas à gauche.

    La mélancolie de la femme de droite est-elle du à un souvenir du passé ? Un passé qui aurait été anéanti par cette femme en médaillon écrasant ce texte ? écrasant un contrat ?

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  10. Ivan Sigg dit :

    Alexis, Quand c’est possible ce Serait bien d’indiquer l’âge des intervenants. Rajouter une case ? Eliott 12 ans, Isabelle 48 ans, Ivan 49 ans. Au fait, voyez vous comme moi trois silhouettes dans l’église a droite de la jeune mariée, ains qu’ un vêtement blanc pose sur un sac sur un banc ?

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    Alexis Reply:

    j’hésite… Je serais d’avis de laisser au personne la liberté d’indiquer ou non leur âge ?

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  11. tHierry dit :

    3 rectangles sur papier journal. Edito 5. Couple emballé sous célophane, fait office de proue d’une gondole-culotte bleue-SIGG, avec ouverture (sexuée?) sur blonde. Navigue sur les remoues, vaguelettes d’une trace chaussure ? En bordure d’une cité église-Venise. Sur photo mariage, à gauche, file de filles (d’honneur?) se collent l’une l’autre. Elles attendent leur tour ? A l’autre bout de ma gondole, une fille-femme regarde par la fenêtre ouverte. Peinture illustrative, bleu outre-mer. Tout vogue ou chavire. Destination inconnue.

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  12. Emma (7ans) dit :

    je vois une jeune femme qui a une robe étrange. Il y a un fil qui vient dans une deuxième photo ou les mariés s’embrassent. Il y a ensuite un sac plastique ou il y a un cadre. Je vois dans ce cadre une jeune femme. Je vois autour de ce cadre du métal.
    Dans la photo des mariés, je vois une église ou les voutes sont dessiné au dessus de la photo.
    Dans la photo ou il y a la jeune femme, il y a une fenêtre, ou plutôt une porte, qu’elle ouvre. Les murs sont bleus et en bas il y a du fer.
    En haut il est écrit : « édito ».

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