A nouveau Henner. Je dois absolument me déplacer. Mon écran, de piètre qualité, ne me donne à voir que des pixels. Je vois du grattage du manche dans l’herbe, du griffonage et crayon pour les arbres, le végétal, que la peinture liquide délimite avec ciel et eau en aplats. Une herbe sombre, comme tout dans ce tableau, exceptée la chair d‘une nymphe, très blanche, un poil bleuie. Encore nymphe aux cheveux roux. Chevelure comme une pieuvre. Aura lâché son encre ? Trou bleu dans feuillu sépia presque noir (sur mon écran), œil de bœuf sur le ciel, dont le même bleu se reflète sur une eau, lac, étang, aux pieds (absents, enfouis) de la femme endormie, allongée, pensive, boudeuse ? Qui en tout état de cause me tourne le dos. Certes, pour me montrer une paire de fesses généreuse qui ne laisse pas indifférent le mâle type que je suis. Mon regard, cependant, plonge vers l’autre coté de l’étendue d’eau. Je ne sais pas pourquoi. Et ne veux pas plus le savoir que ça. Mon envie d’eau l’emporte, d’être au bord. Regarder sans ne rien attendre. Que vivre cet instant paisible, doux. Que j’espère moins sombre que le peintre nous le peint.
A nouveau Henner. Je dois absolument me déplacer. Mon écran, de piètre qualité, ne me donne à voir que des pixels. Je vois du grattage du manche dans l’herbe, du griffonage et crayon pour les arbres, le végétal, que la peinture liquide délimite avec ciel et eau en aplats. Une herbe sombre, comme tout dans ce tableau, exceptée la chair d‘une nymphe, très blanche, un poil bleuie. Encore nymphe aux cheveux roux. Chevelure comme une pieuvre. Aura lâché son encre ? Trou bleu dans feuillu sépia presque noir (sur mon écran), œil de bœuf sur le ciel, dont le même bleu se reflète sur une eau, lac, étang, aux pieds (absents, enfouis) de la femme endormie, allongée, pensive, boudeuse ? Qui en tout état de cause me tourne le dos. Certes, pour me montrer une paire de fesses généreuse qui ne laisse pas indifférent le mâle type que je suis. Mon regard, cependant, plonge vers l’autre coté de l’étendue d’eau. Je ne sais pas pourquoi. Et ne veux pas plus le savoir que ça. Mon envie d’eau l’emporte, d’être au bord. Regarder sans ne rien attendre. Que vivre cet instant paisible, doux. Que j’espère moins sombre que le peintre nous le peint.
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