Olympia

Olympia est une peinture de Manet de 1863

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5 regards à Olympia

  1. corinne dit :

    SUBLIME !
    mon regard se fait caresse ,silencieux et ne voulant disséquer ,palabrer sur cette oeuvre parfaite.

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  2. tHierry dit :

    Couleurs vertes, rouge et chair, velours et satins. Froissement de draps. Je ne me souviens plus des vraies couleurs, de ma dernière visite auprès de cette dame. Tête carrée, solide. Tout est solide, ossature volontaire. Son regard me fixe, aimable. Un poil provoquant ? Main posée sur cuisse, pas loin de la verticale du paravent. Citation du Titien, et d’autres encore avant lui. Chat noir et bouquet de fleurs feu d’artifices. Sexe et équilibre. Frivole, et pas moins divine. C’est Olympique… et limpide.

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  3. Ivan Sigg dit :

    Elle est nue, triste, résignée, le regard dans le vide
    Elle a une coquetterie dans l’œil gauche
    Son pied gauche a perdu sa mule
    A-t-elle perdu sa fierté ? sa virginité ? ses illusions ?
    De sa main gauche elle emprisonne sa touffe rousse
    Quelle est donc alors cette touffe blonde au premier plan ?
    Le minou noir : Miaowwwww, le malheur plane
    La servante noire : Madame, on a déposé pour vous ce bouquet.
    Il est accompagné d’un mot, voulez-vous que je vous le lise ?
    Olympia : Posez là cette explosion de fleur obscène Fernande, je sais déjà ce qu’elle annonce !
    La servante noire : Ah bon !?
    Olympia : Oui, ce salop est encore allé retrouver cette blonde… enfin sa femme.

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  4. Ivan Sigg dit :

    je regarde encore et je vois des contrastes et des échos :

    Une maitresse blanche et nue qui cache sa fleur
    Une servante noire habillée qui montre ses fleurs

    Les fleurs fraiches du bouquet
    Les fleurs brodées du couvre-lit

    Une moitié de tableau brun rouge avec une tâche verte (le rideau)
    Une moitié de tableau vert avec une tâche brun rouge (la tête de la servante)

    draps de soie blancs froissés pour une femme fleur
    papier de soie blanc froissés pour un bouquet de fleur

    Chat noir, femme noire, main noire et noeud noir au cou

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  5. Spei dit :

    Je vois sur cette peinture deux femmes et un chat.

    Il y a une nette distinction de classe sociale entre ces deux femmes.

    L’une fait personnage principal aisée dans le sens où elle est mise en avant en terme d’espace dans la toile, on la voit entière, allongée sur un lit paré de belles étoffes, nue, belle, mise en valeur, apprêtée (fleur dans les cheveux, coiffée, petit collier à nœud autour du cou, bracelet au poignet droit, mules jaunes sur le pied gauche légèrement en l’air tandis que le pied droit allongé a laissé le sien prendre ses aises sur le lit).

    Subitement, je vois une coquetterie dans son œil gauche (donc celui de droite quand on regarde le tableau), j’ai l’impression que la pupille est un peu plus grosse ou qu’il louche par rapport à son jumeau.

    Son bras gauche conduit la main qui le termine à masquer son intimité.

    La seconde femme est une servante, dans la manière dont elle est vêtue, dans le fait qu’elle présente un beau bouquet de fleurs à la venus allongée en arborant un regard assez triste et attentif.

    Le chat, noir, se trouve sur le lit, à droite, il fait face au spectateur. On distingue assez peu ses traits, seuls ses deux petits yeux verts et le petit bout de sa truffe sont visibles. Il est debout ce qui est assez rare pour un chat, surtout sur un lit. Sa queue est levée et forme un peu comme une faucille ou un point d’interrogation inversé verticalement.

    La pièce est assez sombre et triste, le mur est vert, on voit un rideau vert dans le coin haut à gauche, et une sorte de tapisserie rouge à motifs en losange au centre desquels un point ou une fleur se trouve. Du coup, ce motif se retrouve dans le coin bas gauche et je ne comprends pas bien comment tout cela s’agence, on dirait que le sommier du lit est fait de cette même matière aux mêmes motifs.

    La lumière est toute entière attirée par le corps de la venus allongée et par le blanc des draps sur lesquels elle repose.

    Je vois et j’admire le travail des plis sur les draps, les oreillers, les tissus, le rideau.

    La position de la vénus allongée me laisse songeur, elle ne me semble pas très naturelle d’une part et il me semble difficile pour un modèle de la tenir longtemps sans bouger.

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