Monumenta 2010

Monumenta 2010

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13 regards à Monumenta 2010

  1. aufildeleau dit :

    Je reconnais le Grand Palais.
    En noir et blanc, ce qui lui donne une allure 1900
    Vieillote, d’outre temps.
    Et comme je suis au courant, un peu, des évènements, je reconnais aussi une installation de Bolstanski.
    Tout ceci d’une allure affligeante et triste
    un cimétière au carré
    où quelques promeneurs déambulent à la recherche de quelqu’un des leurs.

    [Reply]

  2. tHierry dit :

    Grand palais en noir et blanc. Tout ça pour exposer, s’exposer soi. Y caser son ego entier, et pas s’accrocher aux poutres metalliques. Ma dernière visite, il y avait des manèges, des lumières, des chichis, des tsiganes partout qui gratouillaient des guitares. Et JO et moi, tournions dans les airs sur des chaises volantes… Maintenant, Boltanski (croisé sur dernière FIAC, tout chiffonné, enfoui dans son manteau gris avec coupe de champagne en main) se souvient. Il étale les pelures. Des mots tissus pour habiller concept et symboles ? Ou disparaître dessous ? Marché, foire aux puces, insectes, foire aux illusions ? Je ne sais pas trop. Photo qui ne dit pas assez, je suppose ? Mais pas sûr que je me déplace, tout de même ? Ai-je tort ? Ou pas…

    [Reply]

  3. myriamax dit :

    Merci pour ce post
    l’expo était pour moi un bon prétexte de redécouvrir le grand Palais ( toujours aussi impressionnant)et de voir de près cette vision intéressant de l’artiste
    Pour ce qui on pas pu être vous pouvez aussi jeter un œil sur cette version immersive

    http://myriamax.com/blog/content/monumenta

    Cordialement.

    [Reply]

  4. Ivan Sigg dit :

    Au dessus des têtes
    Un immense marché couvert
    Arches de métal boulonnées et verre
    Une interzône irradiée par une lumière aveuglante
    Partout des poutrelles de métal verticales
    qui tiennent encore debout
    Partout au sol des vêtements ?
    les cadavres entassés d’un tremblement de terre ?
    les dépouilles d’un Tsunami ?
    la reconstitution d’un camp de concentration ?
    Et des gens qui errent
    à la recherche de proches ?

    Obscènité morbide de l’art contemporain ?
    Fantasmes nauséeux projetés par un artiste inconscient sur des spectateurs captifs d’une vraie/fausse réalité et d’un gigantisme pétrifiant ?
    Esthétisation de la désolation ?
    Muséification de l’horreur des camps ?
    En quoi cet art là nous éveille-t-il à la conscience ?

    [Reply]

  5. aufildeleau dit :

    Merci myriamax de ce document qui donne une toute autre idée de l’installation!

    Nous n’avions, ici, qu’à parler de la photo (noir & blanc) présentée. Il est manifeste que Boltanski joue avec la couleur des vêtements … alors en fournir une telle image est une sorte de leurre!

    [Reply]

  6. Ivan Sigg dit :

    Il y a bien sûr une différence entre voir »l’installation » sur place ou voir la photo noir et blanc.
    Sur place, le spectateur se trouve immergé dans l’installation, il en fait partie.
    Il y a alors un puissant effet de réel comme… de se déplacer à Port-au-Prince ou à Gaza…
    ou dans Avatar en 3D….
    Dans cette installation on a l’impression de (re?) vivre quelque chose
    mais on ne vit que ses propres limites, ses propres peurs, sa propre culpabilité…

    le VOIR sans SAVOIR nous amène ici à dire « vêtements, ici étalés par terre ou là-bas mis en tas »
    et RIEN DE PLUS si nous nous nous affranchissons de toute pensée.

    L’oeuvre de Boltansky n’existe que si elle nous fait ré-agir,
    que si elle réveille nos souvenirs et nos peurs.
    Elle focalise, elle n’intègre pas la globalité
    et nous divise intérieurement
    ne faisant pas surgir du neuf
    mais produisant du conflit
    et non de la clarté.

    [Reply]

  7. SylvieLeBars dit :

    Bonjour 😉
    Une photo noir et blanc. Cette photo offre assez peu de nuances, très noir, très blanc…Le milieu de la photo est grillé. La lumière cache le sujet, comme si une nappe de lumière flottait à hauteur d’homme.
    la photo est prise à l’intérieur d’une grande halle, avec des colonnes métalliques et de grandes verrières ayant la forme de rotondes. La photo est très symétrique. Au centre un espace ou sont disposées des pièces de tissu de divers couleurs, des allées sur le côté parcourues par quelques personnes, puis au delà d’autre vêtement étalés. La qualité de la photo ne permet pas de distinguer si les vêtements sont neufs ou usagés, des vêtements d’hommes ou de femmes. Ces vêtements sont un peu disposés comme ceux que l’on étale au soleil dans un champs pour les faire sécher. Là il ne semble pas y avoir de source de chaleur ayant cet objet. Les carrés de vêtement sont aussi trop grands pour que les personnes puissent en se déplaçant identifier des vêtements leur appartenant. Les vêtement sont disposés de façon très ordonnée, des carrés ben ordonnés. Mais dans ces carrés il ne semble pas qu’il y ait un classement par couleur, ou forme, ou usage … Jamais rien vu de tel … Ordre et désordre …

    [Reply]

  8. stef dit :

    Je marche dans la nuit.

    Il y a bien ou deux personnes au loin mais j’ai le sentiment d’être seul.

    La route enneigée est bordée d’arbres régulièrement espacés. Sans doute des peupliers je ne sais pas. Ils se mêlent et s’embrassent en arche obscurcissement. Je ne vois pas bien
    Il fait froid.. bhreuu.. c’est l’hiver..
    A gauche les phares des voitures m’éblouissent rendant l’atmosphère encore plus angoissante.
    Le ciel hivernal laisse apparaître deux étoiles au loin…
    Je cours, j’ai peur..

    [Reply]

  9. Ivan Sigg dit :

    Combien d’artistes contemporains donnent à voir l’absence (objets et lieux morts) car incapables de soutenir l’intensité du présent (la présence) ?

    Salut Sylvie, connais-tu :
    – Le déballage des puces de Montreuil au petit matin vers 4h ?
    – Et les immenses entrepôts où sont rassemblés les ballots de fringues donnés aux organismes caritatifs…? j’y vais parfois avec mon amie A, on y trouve de temps en temps de beaux vêtements mais, c’est éprouvant, ça sent la mort.

    [Reply]

  10. Spei dit :

    Je vois sur cette photographie noir et blanc une scène qui d’emblée m’interpelle et me met mal à l’aise.

    L’image est traitée en noir et blanc.

    Je vois en premier lieu deux lignes de lumière (un peu cramées même) qui partent des centres gauche et droit pour se rejoindre comme des lignes de fuite au centre de l’image.

    Du coup le centre de l’image est particulièrement lumineux, voir aveuglant un peu comme si le soleil se voyait par une ouverture.

    Je prends ensuite un peu de recul et je vois le reste de l’image.

    Le bâtiment pour commencer et son immense verrière qui me rappelle les architectures début 20ème siècle. Je vois de grandes arches qui me semblent être faites de poutres d’acier et des carreaux de verre reposant sur cette charpente de métal.

    Au sol, je vois d’étranges poteaux sombres que le contre jour rend noir. Si je me fie à la manière dont une plaque carrée les fixe au sol, je dirai qu’ils sont également faits de métal mais dans la mesure où il s’arrêtent disons à quelques deux mètres cinquante (si je me fie à l’échelle entre les personnage et les poteaux qui sont à côté d’eux au centre gauche de l’image), je ne comprends pas bien leur utilité.

    Ces poteaux sont répartis deux par deux de telle sorte à former une alternance d’allées vide et d’allées remplies de choses au sol. Les allées remplies de choses au sol font approximativement trois à quatre fois la largeur des allées vides.

    Les allées remplies semblent simplement jonchées de vêtements posés à même le sole. Je crois voir des chemises, des manteaux, mais on ne distingue pas grand chose à dire vrai. Le traité noir et blanc montre des tas de vêtements assez équilibré entre blanc, gris et noir.

    Ces allées remplies de vêtements ne le sont pas continuellement, il y a aussi une séparation dans la longueur, délimitée encore par des poteaux. On a je pense en regardant la scène de haut des tas de vêtements rectangulaires délimités par quatre poteaux. Les tas sont disposés de façon géométrique régulière et sont tous égaux en largeur et longueur.

    Je vois quelques personnes, par exemple au centre gauche de l’image, et aussi au centre puis au centre droit. Ils semble déambuler et regarder les tas de vêtements.

    Je ressens plusieurs choses en regardant cette image :
    -> cela me fait penser à l’identification de cadavres après une catastrophe genre catastrophe naturelle ou accident d’avion
    -> cela me fait penser à une installation d’art moderne contemporain
    -> cela me fait penser aux puces de Bruxelles qui sont un véritable capharnaüm disposé un peu ainsi à même le sol

    Le contre jour et le fort contraste donnent à l’image un petit côté surnaturel.

    [Reply]

  11. ricardo dit :

    Ce que je vois, c’est que l’entrée était payante, alors qu’on aurait d^offrir la gratuité à tous les SDF, clochards et autres vagabonds démunis et transis afin qu’il puisse piocher dans l’oeuvre du maître de quoi se vêtir pour l’hiver, cela aurait mis un peu de vie et d’ambiance.
    Ce que je vois c’est effectivement le déversement d’un égo surdimensionné, quand l’art ne transporte que l’artiste et lui seul.
    L’art comptant pour un.
    signé: L’iconoclaste de service

    [Reply]

  12. ricardo dit :

    Et j’ajouterai qu’un orang-outan lâché au beau milieu de ces oripeaux aurait donné un peu de relief.
    C’est un private joke, si vous voulez des éclaircissements, adressez vous à l’ami Ivan SIGG.
    Signé: la zygène de la filipendule.

    [Reply]

  13. corinne dit :

    Chiffonnier de mon enfance…
    Emmaüs de luxe….
    Shoah…..
    Mise en scène de la mémoire…
    Voici une installation qui a des airs d’imposture mais qui fait sacrément cogiter !

    [Reply]

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