Deux doigts qui trainent. Deux hommes (dieu, ou pas dieu) qui se touchent, presque. Le barbu en blanc vit en communauté, tassé. Le musclé se la coule douce, façon molle, et pas envie de bouger, de se mêler à la foule. Bien sûr, le vieux peintre (ange, ou pas ange) raconte autre chose sur son mur joliment taggé, parce que le pouvoir le paye gros. ET ce peintre aime l’argent, et le pouvoir, et la reconnaissance. Renaissance, et naissance d’un marché. Une narration multiple, qui dans le trait, précis, les volumes, à l’aise mais ordonnés, la palette (a fresca), fraiche et claire, donne à lire un tas d’histoires, émotions, leçons. selon sa perspective intime, historique, universelle. La représentation du beau, intime, historique, et universelle, et relative. Enstein a vu juste sans tout voir. Tout est matière et énergie, à la fois. Tout est conditionné, et relatif. Sixtine, ou deux doits qui presque se touchent.
Sur la crête d’une montagne à-pic
Un jeune homme à la nudité offerte
Fait rouler ses muscles dans la lumière.
Alangui à même la pierre, il repose sur son coude droit.
Sa main droite, étrangement fermée, semble tenir un objet.
Sur sa cuisse droite, s’arrondit son petit sexe flasque.
Son bras gauche tendu effleure son genou gauche replié.
Sa main gauche est molle et son index est las comme son sexe
Sous sa cuisse droite on aperçoit les orteils de son pied gauche
Si son œil est triste, ses lèvres épaisses semblent sourire au vieillard
Cheveux et barbe argentés dans le vent
Un beau vieillard musclé en chemise de nuit rose
Tend vers le nudiste son index bandé
Le vieillard semble porté dans le ciel par une grappe de 12 chérubins
Qui parcourent les nues dans une conque (coquille ? coeur?) en tissu fuschia
Un drapé vert et quelques jambes pendent sous le petit véhicule
Une jeune femme au regard intense épaule le vieillard
La grappe vole à très grande vitesse depuis la droite de l’œuvre et, c’est inévitable,
Le doigt du vieillard décent va toucher celui du jeune indécent
Le courant va il passer ? (étincelles ? éclairs ? court-circuit ?)
Quel est donc ce temple tout la haut sur la montagne ?
Plus je regarde ces 15 personnages plus je comprends qu’ils sont tous très humains.
Alors le peintre a peut-être peint deux états de la vie :
A gauche l’adolescence dans son indolence et sa plénitude.
A droite l’homme mûr, sa jeune femme qui le soutient (ou sa fille ?) et tous ses garçons (ils ont des âges très différents)
On assiste donc à un franchissement. Entre les deux doigts, le mou et le tendu, tous les « renoncements nécessaires » pour passer d’une étape à l’autre.
Adam et Dieu ? pour la galerie !
Sinon ? La vie de Michel-Ange à livre presque ouvert…
Deux doigts qui trainent. Deux hommes (dieu, ou pas dieu) qui se touchent, presque. Le barbu en blanc vit en communauté, tassé. Le musclé se la coule douce, façon molle, et pas envie de bouger, de se mêler à la foule. Bien sûr, le vieux peintre (ange, ou pas ange) raconte autre chose sur son mur joliment taggé, parce que le pouvoir le paye gros. ET ce peintre aime l’argent, et le pouvoir, et la reconnaissance. Renaissance, et naissance d’un marché. Une narration multiple, qui dans le trait, précis, les volumes, à l’aise mais ordonnés, la palette (a fresca), fraiche et claire, donne à lire un tas d’histoires, émotions, leçons. selon sa perspective intime, historique, universelle. La représentation du beau, intime, historique, et universelle, et relative. Enstein a vu juste sans tout voir. Tout est matière et énergie, à la fois. Tout est conditionné, et relatif. Sixtine, ou deux doits qui presque se touchent.
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Sur la crête d’une montagne à-pic
Un jeune homme à la nudité offerte
Fait rouler ses muscles dans la lumière.
Alangui à même la pierre, il repose sur son coude droit.
Sa main droite, étrangement fermée, semble tenir un objet.
Sur sa cuisse droite, s’arrondit son petit sexe flasque.
Son bras gauche tendu effleure son genou gauche replié.
Sa main gauche est molle et son index est las comme son sexe
Sous sa cuisse droite on aperçoit les orteils de son pied gauche
Si son œil est triste, ses lèvres épaisses semblent sourire au vieillard
Cheveux et barbe argentés dans le vent
Un beau vieillard musclé en chemise de nuit rose
Tend vers le nudiste son index bandé
Le vieillard semble porté dans le ciel par une grappe de 12 chérubins
Qui parcourent les nues dans une conque (coquille ? coeur?) en tissu fuschia
Un drapé vert et quelques jambes pendent sous le petit véhicule
Une jeune femme au regard intense épaule le vieillard
La grappe vole à très grande vitesse depuis la droite de l’œuvre et, c’est inévitable,
Le doigt du vieillard décent va toucher celui du jeune indécent
Le courant va il passer ? (étincelles ? éclairs ? court-circuit ?)
Quel est donc ce temple tout la haut sur la montagne ?
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Alors le peintre a peut-être peint deux états de la vie :
A gauche l’adolescence dans son indolence et sa plénitude.
A droite l’homme mûr, sa jeune femme qui le soutient (ou sa fille ?) et tous ses garçons (ils ont des âges très différents)
On assiste donc à un franchissement. Entre les deux doigts, le mou et le tendu, tous les « renoncements nécessaires » pour passer d’une étape à l’autre.
Adam et Dieu ? pour la galerie !
Sinon ? La vie de Michel-Ange à livre presque ouvert…
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