La création d’Adam

La création d’Adam est une peinture de Michelangelo (Buonarroti)

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3 regards à La création d’Adam

  1. tHierry dit :

    Deux doigts qui trainent. Deux hommes (dieu, ou pas dieu) qui se touchent, presque. Le barbu en blanc vit en communauté, tassé. Le musclé se la coule douce, façon molle, et pas envie de bouger, de se mêler à la foule. Bien sûr, le vieux peintre (ange, ou pas ange) raconte autre chose sur son mur joliment taggé, parce que le pouvoir le paye gros. ET ce peintre aime l’argent, et le pouvoir, et la reconnaissance. Renaissance, et naissance d’un marché. Une narration multiple, qui dans le trait, précis, les volumes, à l’aise mais ordonnés, la palette (a fresca), fraiche et claire, donne à lire un tas d’histoires, émotions, leçons. selon sa perspective intime, historique, universelle. La représentation du beau, intime, historique, et universelle, et relative. Enstein a vu juste sans tout voir. Tout est matière et énergie, à la fois. Tout est conditionné, et relatif. Sixtine, ou deux doits qui presque se touchent.

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  2. ivan sigg dit :

    Sur la crête d’une montagne à-pic
    Un jeune homme à la nudité offerte
    Fait rouler ses muscles dans la lumière.
    Alangui à même la pierre, il repose sur son coude droit.
    Sa main droite, étrangement fermée, semble tenir un objet.
    Sur sa cuisse droite, s’arrondit son petit sexe flasque.
    Son bras gauche tendu effleure son genou gauche replié.
    Sa main gauche est molle et son index est las comme son sexe
    Sous sa cuisse droite on aperçoit les orteils de son pied gauche
    Si son œil est triste, ses lèvres épaisses semblent sourire au vieillard

    Cheveux et barbe argentés dans le vent
    Un beau vieillard musclé en chemise de nuit rose
    Tend vers le nudiste son index bandé
    Le vieillard semble porté dans le ciel par une grappe de 12 chérubins
    Qui parcourent les nues dans une conque (coquille ? coeur?) en tissu fuschia
    Un drapé vert et quelques jambes pendent sous le petit véhicule
    Une jeune femme au regard intense épaule le vieillard

    La grappe vole à très grande vitesse depuis la droite de l’œuvre et, c’est inévitable,
    Le doigt du vieillard décent va toucher celui du jeune indécent
    Le courant va il passer ? (étincelles ? éclairs ? court-circuit ?)

    Quel est donc ce temple tout la haut sur la montagne ?

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  3. Ivan Sigg dit :

    Plus je regarde ces 15 personnages plus je comprends qu’ils sont tous très humains.
    Alors le peintre a peut-être peint deux états de la vie :
    A gauche l’adolescence dans son indolence et sa plénitude.
    A droite l’homme mûr, sa jeune femme qui le soutient (ou sa fille ?) et tous ses garçons (ils ont des âges très différents)
    On assiste donc à un franchissement. Entre les deux doigts, le mou et le tendu, tous les « renoncements nécessaires » pour passer d’une étape à l’autre.
    Adam et Dieu ? pour la galerie !
    Sinon ? La vie de Michel-Ange à livre presque ouvert…

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