It Happened in the corner

It Happened in the corner de LittleWhiteHead datée de 2007

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2 regards à It Happened in the corner

  1. Spei dit :

    Bonjour,

    Sur cette photographie, je vois un groupe de gens, six pour être précis, tournant le dos au photographe et donc à nous, observateurs interrogatifs de cette image.

    Ils se trouvent dans une pièce, sans décor autre que les murs, blancs, et le sol, genre de parquet flottant couleur gris clair. Ils sont regroupés et font face au coin formé par l’intersection des deux murs comme l’élève peut être puni par son professeur.

    Difficile de dater leur âge, je les situerai entre vingt et quarante ans par leur morphologie et la manière dont ils se tiennent. Ils sont habillés majoritairement en tenue citadine/sportive : baskets, jogging.

    Cinq ont le chef couverts par des bonnets ou des capuches. Ils semblent d’origine modestes, habillés simplement, pantalon très sale pour le personnage du milieu, tout ça ne respire pas vraiment les soldes chez Gucci. Le personnage sur la gauche tient un sac en plastique bleu. Celui qui est le plus prêt du mur et le plus masqué en tient un également.

    Physiquement et d’accoutrement ils me font un peu penser aux personnes dites clandestines coincées à Calais et qui voudraient passer de l’autre côté de la Manche.

    Sont-ils en train d’avoir une conversation loin d’oreilles trop curieuses.
    Se livrent-ils à une séance d’UJUO en direct sur une œuvre de petite taille masquée par le groupe qu’ils forment ?
    Ont-ils trouvé un passage magique menant vers la terre promise ?

    [Reply]

  2. Ivan Sigg dit :

    Je vois ce qui est :
    Une œuvre composée de six mannequins humains (en cire ? en résine ?), taille réelle, habillés pour l’extérieur, tassés dans l’angle d’une pièce (galerie ? Musée ?) aux murs blancs et au sol gris. Deux femmes et quatre hommes (dont deux à peine visibles) dos aux spectateurs. Est-ce un mouvement de curieux essayant d’apercevoir quelque chose au sol ? Deux hommes sont peut-être en train d’uriner : position de leurs deux mains placées devant eux 🙂
    Au premier plan de gauche à droite :
    – Une femme en veste « esquimaude » de cuir blanc retourné, capuche à fourrure sur la tête, gros derrière dans un jean sans forme, chaussons de boxe blancs, sac plastique bleu à la main, gant de cuir jaune.
    – Un homme à forte carrure en sweet anthracite à ligne claire et col roulé, bonnet gris enfoncé sur la tête, pantalon maculé de terre et Docsides beiges.
    – Un grand homme voûté à sweet bleu, capuche enfoncée sur la tête, pantalon de jogging en nylon et basket Nike.
    Au deuxième plan :
    – Une femme, cheveux teints au henné, en longue chemise bleue avec col à bordure rouge.
    – Un homme en anorak rouge à capuche argentée, pantalon noir et sac en plastique bleu à la main.
    Au troisième plan :
    – Un homme en Kway bleu et pantalon gris clair.

    Je vois ce qui n’est pas :
    Pas d’interrogation de la forme (pas d’invention formelle)
    Pas d’interrogation de la couleur et de la lumière (pas d’invention colorée)
    Pas d’interrogation de la matière (pas d’invention technique)
    Pas d’interrogation du sens (copie « conforme » d’une situation de foule déjà vue)
    Absence de regard vers le spectateur, de partage, d’échange.

    Que dit l’artiste ?
    – Voici la copie presque parfaite d’un instant du quotidien (un attroupement de curieux)?
    – Je muséifie la banalité du quotidien ? (Voici l’humain à la fois banalisé et muséifié)
    – C’est l’équivalent de l’urinoire de Duchamp ? Objet banal extrait de son contexte, placé dans un lieu « d’excellence culturelle » ? Si Duchamp interpelait avec humour la pratique muséale, qu’est-ce que le décalage de situation interroge ici ?
    – Voici le musée Grévin du pauvre : pas de star, pas de paillettes, pas d’émerveillement (dans un lieu aisé intellectuellement et financièrement où ils ne viendront pas ?).
    – Les pauvres (anonymes encapuchés+ mal habillés + sales + sac en plastic bleu) sont des voyeurs qui s’attroupent autour des « chiens écrasés »?
    – Le spectateur est un voyeur puisqu’il a envie de voir ce que regarde la foule ?
    – La toute puissance de l’artiste contemporain qui avec des moyens peut reproduire un échantillon de la vie ? Figer la vie ? Empailler l’humain ?…
    – Je n’ai rien à dire ?

    [Reply]

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