New-York

Photographie de Raymond Depardon

Allez lire l’article ! C’est une occasion de parler à nouveau des Menines !

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2 regards à New-York

  1. Shonagon dit :

    Une voiture, une route, un motel sur le côté.

    Un plan cul minable ?
    Hé bien non, je pense à autre chose. Dans l’intimité d’une chambre, 2 êtres qui s’aiment sortent du contexte et peuvent en effet décrocher la lune.

    La vie est pleine de merveilles pour qui veut bien les voir.

    [Reply]

  2. Ivan Sigg dit :

    J’ai aperçu de très loin la grande enseigne verticale du Moon Motel et j’ai décidé d’arrêté la voiture sur le bas côté, cinquante mètres avant l’entrée du parking. La lune immense pointait son nez vers la terre entourée d’une orbite en néon, le tout supporté par deux fusées saturne (dont l’une portait les lettres TV) et une grande flèche d’accélération ! J’ai mis mon œil dans le viseur du Leica et j’ai cherché un cadrage. Mon champ de vision était coupé en deux par la verticale d’un poteau télégraphique, noeud de jonction de seize fils électriques et téléphoniques qui organisaient le ciel. A droite du poteau, le motel et son enseigne à la gloire de la conquête lunaire. A gauche du poteau le décor était vide. De toute façon j’avais la vue barrée par l’oval du rétroviseur. Surpris d’y découvrir mon front dégarni et mon visage grimaçant en train de viser je m’autorisais aussitôt cette signature en forme de micro autoportrait ! Dans la partie claire du miroir, j’ai aussitôt vu une lune blanche, écho parfait du vide blanc délimité par la lune de la grande enseigne. Après, au jeu des comparaisons, tout va très vite. Juste avant de déclencher j’ai vu que le globe du lampadaire faisait écho au globe terrestre tout là-haut ; que deux petits poteaux blancs dans le champ annonçaient les deux qui soutenaient les grands lançeurs blancs ; que les deux O de pool (piscine/tirer) faisaient écho aux deux O de Moon, aux deux transformateurs cylindriques et aux deux barres transversales du poteau télégraphique. Juste en déclanchant j’ai eu le temps d’apercevoir qu’une voiture passait sur la nationale (se rajoutant aux six autres visibles) qu’un panneau de limitation à 45 mph me renvoyait à la fois à mon âge, au début de la guerre froide et donc… à la course à la lune.
    C’est seulement au tirage que j’ai découvert le bord flou de la vitre qui semblait dessiner une barrière blanche dans le champ ; les trois diagonales parallèles (arceau de la voiture, fil électrique et pied de l’enseigne) : les 7 poteaux télégraphiques (6 dans le paysage et 1 dans le rétro) ; l’horizon d’arbres sombres et touffus qui barrait l’image d’un bord à l’autre; les nuages noirs qui planaient au dessus de tout ça ; et ô ironie, la grande faucille et le marteau qui se cachait dans l’enseigne !
    Raymond

    [Reply]

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