Chroniques orientales

Photographie de Marc Riboud, Téhéran, 1979

Cette entrée a été publiée dans Oeuvres, Regards, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 regards à Chroniques orientales

  1. Eric Meyer dit :

    J’ai immédiatement été fasciné par cette photographie. Mon regard a été capté par le profil qui se dessine dans le tissus, sur le côté droit du voile tendu sur le visage. Comme si même ce tissus se refusait à voir la scène qui se déroule devant lui. Le nez est aquilin, les lèvres pincées, très léger sourire, pas d’yeux, pas de regard, pas de réelle expression, comme un masque vénitien, lui-même repris dans une capuche, une cagoule. Rideau sur ce qui se passe devant, à l’endroit ou se trouve l’observateur que je suis. Une main gantée, ou tatouée au henné tire un voile sur une scène qui semble horrible et avoir un lien proche, affectif, avec cette personne qui ne souhaite pas voir. Je dis horrible parce que je pense à une exécution, un châtiment, peut-être des obsèques. Le visage dessiné dans le tissus me rappelle à ce moment là celui d’un bourreau. A l’arrière des badauds, des spectateurs que la profondeur de champ rend flous, qui semblent affectés mais pourtant curieux, certainement moins touchés personnellement par ce qui se passe sous leurs yeux. Du même côté que le visage dessiné dans le tissus, un peu en retrait, mais plus proche que l’ensemble de la foule, un personnage s’avance, se décale pour mieux voir, une chapka sur la tête, ses yeux sont noirs, impossible de croiser son regard. Au loin la ville, des toits, des fils électriques, des oriflammes…

    [Reply]

  2. Fabienne dit :

    Quelle magnifique description / interprétation… merci !

    [Reply]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *