Le rêve bleu

Le rêve bleu est une peinture de Fikru Gebre Mariam datée de 2004

Cette entrée a été publiée dans Oeuvres, Regards, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 regards à Le rêve bleu

  1. eMmA dit :

    Je vois une peinture d’art africain. La couleur dominante est rouge-ocre.

    Tois visages abstraits aux traits allongés dont celui du centre et celui de droite, sont de profil.

    Le personnage de droite est une femme : elle porte une longue chevelure et l’on aperçoit ses seins. C’est le personnage le plus « humain » car elle est dotée d’un bras.
    Les deux autres figures :
    – celle du milieu n’est qu’un visage (sorte de masque africain) mis en valeur grâce à la couleur complémentaire verte sur lequel il est comme « posé »
    – celle de gauche, n’est qu’un visage et un long cou.

    Le fond de la toile est recouvert de motifs géométriques qui ressemblent à ceux des tissus des boubous dont se drapent les femmes africaines.

    Je vois dans cette trilogie, une famille : les visages deux personnages du milieu (l’homme) et de droite (la femme) se touchent et sont presque de la même taille, tandis que le personnage de gauche est plus petit (l’enfant).

    Je perçois de l’harmonie.

    A bientôt,
    eMmA

    [Reply]

  2. Spei dit :

    Cette peinture est très intéressante.

    Au premier regard, j’y vois trois portraits de femme, d’origine africaine, avec un petit côté tribal dans le rendu.

    La première à gauche, semble juchée sur un interminable cou, je la vois de face, cheveux tressés tombant sur le côté gauche, l’œil gauche au dessus de l’œil droit, nez minimaliste, toute petite bouche, quelques peintures sur le visage dont un joli zébré suivant le trait du nez. le regard nous conduit ver le centre bas de la peinture.

    La seconde femme se trouve en plein milieu haut de la toile. D’un traité proche, cheveux tressés également, je la vois de profil car l’œil droit est masqué, c’est une impression étrange car la taille de visage est identique à la première, du coup, seul le fait qu’un œil soit absent me fait penser à une vue de profil. Là encore, le regard me semble regarder subtilement le milieu bas. Un triangle peint orne son front. On ne voit rien d’autre que sa tête, probablement pour ne pas perturber ce qu’il se passe en bas.

    La troisième est quasiment appuyée sur la tête de la seconde. C’est la plus complète en terme de représentation, tête, cou, buste, un bras, et le bas-ventre. Le traité est assez minimaliste toujours dans l’esprit des deux autres. La tête est de profil mais il me semble plus accessible que pour la femme du milieu car la partie du visage cachée est très réduite. Sa chevelure diffère, je sens une magnifique chevelure brune tombant très bas, au niveau des fesses, presque surréaliste. Le regard est plus sombre que les deux autres, et cette fois-ci me fait l’impression de me regarder moi, le spectateur. Le rendu du corps se fait façon tige de bambou, difficile de distinguer le cou, du buste, du bas ventre. Seuls deux formes un brin ovoïdes viennent troubler cette rigidité pour marquer la poitrine.

    Il se dégage quelque chose d’inquiétant de leurs regards, et c’est à ce moment que je m’intéresse au reste de la toile pour essayer de saisir l’origine de cette ambiance.

    Je vois alors en suivant les deux premiers regards une sorte de visage n’évoquant pas une franche sympathie dans le carré milieu bas. L’œil de droite noir au niveau du sein gauche du troisième personnage. L’œil de gauche rectangle rouge serpenté de noir au niveau du menton du premier personnage. Le nez formé par le triangle rouge et le V à l’envers du tissu se séparant à la manière de rideaux. La bouche formée par le V façon oiseau de dessin d’enfant et toutes les fioritures autour.

    Je vois encore un autre visage, plus triste, perché dans le bord droit du tableau sous le losange orange dans cette forme rouge sur fond jaune pâle.

    Un œil inquiétant encore, dépourvu de visage cette fois, caché dans le coin bas gauche, dans une sorte de triangle me faisant penser à l’œil dans la pyramide du billet vert américain.

    Un dernier encore, plus discutable, perché au dessus de la tête de la femme de gauche, à côté de l’espèce de jeu de morpion. Une fente blanche dans laquelle un point noir suffit à susciter une petite sensation de mal à l’aise.

    Je ne me souviens pas d’avoir par le passé écrit autant de fois le mot œil

    [Reply]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *