Au coin des rues Piat et Vilin, Paris, Belleville

Au coin des rues Piat et Vilin, Paris, Belleville est une photographie de Willy Ronis datée de 1959

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6 regards à Au coin des rues Piat et Vilin, Paris, Belleville

  1. Arnaud dit :

    Bonjour à tous,

    Je vois une photographie en noir et blanc.
    Deux escalier qui se rejoignent en un.
    En haut de l’escalier, une rue avec 3 voitures et un camion. Ces véhicules datent la photo (La 2CV est magnifique).
    Sous l’entrelat des Escaliers, on remarque 4 garçons agrippés à une grille, visiblement en train de jouer et nullement dérangés par le photographe auxquel ils tournent le dos. Leur position semble précaire et ils semblent avoir voulu se soustraire aux regards.
    Talent du photographe qui, outre la composition, nous rend spectateur d’une scène secrète.

    Je veux ici remercier Alexis pour avoir publié une oeuvre de Willy Ronis, que je n’ai malheureusement découvert que trés récemment, de façon posthume.
    Je vous invite à faire de même.

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    touvia barzilay Reply:

    cette grille est une ouverture d’air chaud du metro un de ces enfants c’est moi. j’habitais en ce temps la au 53 rue piat.c’etais en ce temps la une aire de jeu.

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  2. Ivan Sigg dit :

    Merci Arnaud pour ton regard. Je me permets de le prolonger avec ce que j’y vois.

    Dans la partie haute de la photo je vois une scène de rue en perspective fuyante (dans la rue Piat) avec deux voitures qui se regardent en premier plan ainsi qu’un groupe de deux femmes et un homme qui, au loin depuis le trottoir, regardent le photographe. De part et d’autre de la rue pavée, des affiches, de petits immeubles vêtustes et des devantures de magasins fermés par des volets de bois.

    Au centre de la photo un escalier en béton (2/3 de l’image) en forme de Y avec un lampadaire au milieu de la fourche. Les rampes de l’escalier avec leurs barreaux qui rouillent sont très présentes dans l’image. Nous sommes dans le haut de la rue Vilin. Le passage entre les deux rues ne peut se faire qu’à pied.

    Dans le bas de la photo, quatre enfants agrippés à une grille en pente qui disparait sous l’escalier (qui semble les emprisonner). Deux essaient d’attraper quelque chose sous la grille ( un fil avec un aimant ou un chewing gum pour attraper des pièces?), un grand les observe, enfin un quatrième de dos s’occupe à autre chose de son côté.

    Je regarde les adultes qui regardent le photographe qui regarde les enfants.
    Ivan

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  3. Spei dit :

    Je vois dans cette photographie d’une scène urbaine avant tout une belle composition de formes géométriques, il y a des droites dans tous les sens :

    + Une grande oblique pour commencer qui part du bas droite légèrement décalé à gauche jusqu’au milieu droit, il me permet notamment de repérer le petite groupe d’enfant perché sur une grille.
    + Les lignes de l’escalier qui forment un impressionnant Y en trois dimensions.
    + Le réverbère qui coupe le haut de l’image en deux zones verticales.
    + la ligne de fuite formée par le pied des immeubles côté droit
    + la ligne verticale formée par le bout du dernier immeuble côté droit
    + la ligne de fuite formée par le haut du commerce en haut de l’escalier de gauche

    Nous sommes ici sur une image complexe composée, le tiers haut de l’image montre une rue en hauteur, les deux autres tiers sont principalement dédiés à un gros escalier venant d’une rue inférieure et à une petite scène de vie.

    Je vois aussi une groupe de trois personnes marchant sur le trottoir droit.

    Et surtout, je reviens au groupe d’enfant vu par le photographe.
    Cela me fait l’impression d’avoir une ouverture sur une scène cachée.
    Le côté courbe du mur sur lequel ils sont perchés par rapport à l’escalier et l’endroit d’où est prise la photographie me laisse une impression irréaliste.
    Ils semble concentrés sur quelque chose qui se passerait de l’autre côté de la grille.
    Il suffit alors de fermer les yeux pour me laisser aller à de multiples hypothèses.

    Enfin, les voitures, la manière dont les enfants sont vêtus me permettent de penser que nous sommes là sur une autre époque que je situerai dans les années 60.

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  4. kasimir dit :

    Cette vieille photo est pour moi un flash sur le passé : j’ai vécu presque 40 ans dans le XXme, j’ai garé ma voiture dans cette rue, j’ai descendu ces escaliers…..
    J’ai l’impression de rêver !

    [Reply]

  5. Alexis dit :

    A écouter l’emission Esprit Critique sur France Inter : Sur les traces de Willy Ronis

    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/index.php?id=86786

    [Reply]

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