Riding Bikes

Riding Bikes est une sculpture de Robert Rauschenberg datée de 1998

Cette entrée a été publiée dans Oeuvres, Regards, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6 regards à Riding Bikes

  1. Deux vélos de plaisance, têtes en l’air, attachés à des pieux par le moyeu de leur roue arrière, disposés au centre d’un micro-plan d’eau urbain, légèrement en contrebas et vis-à-vis d’une terrasse-auvents d’un café-restaurant d’inspiration italienne. Chaises noires en métal, recouvertes parfois d’un tissu drapé vert pomme. Des tables de même facture nappées elles d’un blanc pur. Un arbre au tronc mince et haut, aux branches fines et étendues, s’interpose au-dessus des auvents, entre les vélos et une façade en pierres cubiques, de type néo-classique nord-américain, sûrement du tout début du vingtième siècle, aux fenêtres loftées en demi-cercle, barrées par les croix des structures.

    Impression de rouages d’une grande roue. Illusion : disposés vers le ciel, deux cercles rouges faisant face à deux cercles bleu clair. Les rayons de ces roues enluminés respectivement de noir et de blanc évidemment circulaires. Garde-boues et guidons rose fluo pour celui de gauche, bleu outremer-émeraude et jaune lumineux pour celui de droite. De même, cadres bicolore jaune-noir et blanc-bleu roi, stylés pâte dentifrice. Selles blanche, rouge et pédaliers citron vert, bleu ciel, entourages de chaînes-transmission façon tubes de néons travaillés rose fluo et jaunâtres, rose fluo et rose-pâle.

    Idée du voyage spatio-temporel anodine. La sculpture, cette création, comme la sublimation de la quête loisirs-prise de conscience. Geste écologique, fusion des couleurs dans l’universel. Derrière l’Illusion, la Réalité.

    [Reply]

  2. béatrice Dauman Fossé dit :

    La course vers un idéal élevé surement utopique mais esentiel à la justification de notre existence. Courage. La haut la vue est superbe et l’air y est pur.

    [Reply]

  3. Marc Bernadac dit :

    De la joie et de la gaité, d’autant qu’il fait beau. Les cycles tentent de faire surface, mais les éclatantes couleurs préviennent cette incursion du réel. Finalement ces teintes lumineuses dessinent deux visages, proches d’unir leurs lèvres si ce n’est déjà fait. Selle dans selle, rayons dans rayons, main dans la main ou plus simplement ensemble, ils vont bientôt gagner une des acceuillantes tables blanchies dune nappe immaculée dressées sous les frondaisons vertes d’un tilleul. Et, roue dans roue ou plutôt les yeux dans les yeux ils gouteront l’harmonie qui se dégage et nous envahit.

    [Reply]

  4. Ivan Sigg dit :

    comite-de-lecture.com arrive en nombre sur UJUO. Bravo Béatrice et Marc pour vous être ainsi lancés. Pourriez-vous, vous qui avez une plume, tenter de dire de manière exhaustive ce que vous voyez dans les oeuvres (formes, couleurs, matières, techniques, constructions, personnages, signes, objets, reflets, illusions,…) afin que d’autre soient stimulés et puissent à leur tour offrir leurs regards ? il me semble que ce que vous nous donnez à lire ici est plutôt de l’ordre de la ré-action et du re-ssenti, donc de la pensée, que de l’attention et de la perception fine.
    Il me semble que le texte de Frédéric Delalot, poète Montréalais que je salue, est un vrai cadeau pour UJUO, car il est l’exemple même du travail d’observation que nous tentons de mener ici depuis deux ans. Loin de scléroser le regard des autres, son attention pénétrante, affranchie de toute identification, de tout présupposé ou rejet, nous ouvre à tous les possibles. Quelque chose de neuf peut surgir alors entre tous ceux qui observent cette oeuvre sur ce site.
    A bientôt pour vous lire
    et merci beaucoup à Fabienne pour sa belle intervention sonore sur « la ronde de nuit »
    art-mitiés
    Ivan

    [Reply]

  5. 1983 dit :

    On dirait un copain d’Yvan qui lui, à défaut de couverture de journaux, s’amuse avec des vélo. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais il y a là autant de couleurs, de joies, d’amusement et de liberté.

    [Reply]

  6. Je suis très heureux de partager mon regard avec vous sur UJUO et de profiter de la sensibilité des autres participants. Merci infiniment d’apprécier ces mots.

    La démarche qui est la vôtre de proposer une oeuvre au regard, sans a priori, afin d’engendrer chez l’observateur une mise à disposition de ses facultés de reconnaissance, d’appréhension de la présence à l’oeuvre, est vraiment originale et je la trouve fascinante.

    Car en fait que voyons-nous? Voyons-nous l’oeuvre par elle-même ou bien notre conscience filtrant la nouveauté et qu’il faut par conséquent mettre en veille le temps de cette observation? Pouvons-nous donc atteindre l’essence de cette création sans trop nous interposer?

    À chaque fois, il semble qu’on sorte de cette expérience avec l’impression d’avoir été davantage présent au monde. Et c’est étonnant.

    Bonne continuation donc et respect pour les oeuvres.

    [Reply]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *