Jeune femme à l’enfant

Jeune femme à l’enfant est une peinture de Modigliani datée de 1919

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6 regards à Jeune femme à l’enfant

  1. philarbor dit :

    La signature est visible et lisible mais la forme du visage évoquait le peintre. La palette aussi, suave, délavée en quelque sorte, rehaussée de cet orange pour le visage et le col. Le sol aussi.
    Qu’enserre-t-elle en ses mains, ce noir allié à un rose délavé, passé, comme des peluches enfantines?
    Les yeux, bleus comme la dominante du tableau, le regard pensif, inquiet, peut-être, de grandir?
    Une jeune fille en fleur comme aurait dit Proust.

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  2. philarbor dit :

    Un enfant! Sa tête bien cachée.
    On n’observe que ce que l’on veut bien voir.

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  3. 1983 dit :

    Je vois, du gris, des gris. Je vois du gris « plein » de la robe, un gris plus léger de l’écharpe, un gris érodé du mur et enfin le gris de son regard, clair qui me regarde, droit dans les yeux. Une mèche de ses cheveux sort de sa coiffure lisse, rangé. Mèche discrètement rebelle?
    Cette femme assise, un enfant au grand chapeau rose, plaqué sur son sein jaune-blanc, par son air de ne pas se poser de questions quant à ce qu’elle a sur ces genoux, son air qui nous regarde nous, et pas lui, sans inquitétude, presque la continuité de son bras, m’invite à penser que c’est son enfant. On ne distingue pas le visage de l’enfant, à peine un peu de son front. C’est elle qu’on regarde, elle la femme derrière la mère. Sa chemise fait ressortir le teint bien « vivant », les joues chaudes. Ces mains le tiennent, il est emmailloté dans un tissu noir qui semble un peu vite peint, par rapport aux autres matières de tissus ou de mur autour ; Cette enfant n’est pas si important.
    Son nez aussi, est droit, un peu long, plus droit encore, son log cou, lui accentue cet air assez digne. Assez sûre d’elle.

    L’ensemble laisse une impression à la fois posée, mais pleine de non-dits je trouve. Qui a t-il dans ce regard de femme qui semble posée pour le peintre, et pour nous?

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  4. fabienne severin dit :

    Non, Amedeo…
    Ces italiens, tous les mêmes. Il leur faut des visages de madone, des instincts de mamma, une pose de vierge à l’enfant.
    Eh bien moi, je refuse. Je te ferai payer mes yeux que je sais beaux. Cet enfant, ce n’est pas le mien. Pas question que je lui donne mon sein. Moi, je voulais poser avec mon chat.
    Moins vendeur as-tu dit.
    Alors, puisqu’il faut bien vivre, j’ai consenti à le tenir, sans âme, sans affection. J’évite simplement de le laisser tomber par terre. Par bonheur, il s’est tu. Je sais qu’une seule séance suffira et c’est déjà bien trop.
    Non, tu n’auras pas le sourire que tu attends. Je te regarde avec cette ironie froide à laquelle je sais que tu ne résistes pas.
    C’est le masque de ma douleur cruelle et sourde : je sais que je ne pourrai jamais avoir d’enfant.
    Clara

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  5. jill.C dit :

    Je vois une jeune femme un peu dure, à la limite de l’indifférence et qui pourtant croise les doigts pour que l’enfant ne tombe pas. La tête du bébé semble tournée vers elle, on aperçoit un bonnet rose et un petit bout de visage. il y a beaucoup de bleu, un bleu en camaieu : le rideau derrière eux, sa jupe, une sorte de foulard et ses yeux surtout petits mais d’un bleu glacial.Une touche de rouge de son col qui rappelle celui de ses joues, ne suffit pas à réchauffer le tableau.je le trouve très froid ! Aime-telle cet enfant ? Est-elle fille mère ou mal-aimée? Elle ne semble pas en tout cas vivre le doux bonheur d’une de ces maternités heureuses et tendres que les peintres ont l’habitude de nous proposer. Cela donne toute son originalité à ce tableau.
    Je me demande si je ne finirai pas par le trouver attachant au fond 🙂 j’aimerai bien savoir ce que Modigliani voulait vraiment nous dire à travers elle.

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  6. 1983 dit :

    à Fabienne : bien que l’objet des regards est de regarder sans « interpréter intellectuellement » je veux dire en essayant de retrouver à travers l’observation simple, des détails que parfois notre bagage culturel, ou l’emballement de notre propre imagination nous empêche de voir, j’avoue avoir apprécié votre monologue.

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