Rind

Rind 1955 wood engraving and woodcut in black, brown, blue-grey and grey, printed from 4 blocks by MC Esher.

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15 regards à Rind

  1. A. Celestin dit :

    Un sujet trés classique qui m’évoque pourtant le logo orangina et sa fameuse pelure d’orange stylisée.
    Est-ce parceque j’ai trés soif à ce moment précis ?

    En regardant mieux j’ai comme une envie de compter les moutons.
    Est-ce parceque j’ai sommeil ?

    [Reply]

  2. Ivan Sigg dit :

    Bonsoir Celestin
    tu commences par donner un jugement (c’est classique mais par rapport à quoi?)
    tu parles d’évocation (souvenir)
    tu compares avec un logo (image en mémoire)
    tu parles de ta soif
    tu parles de ton envie de compter les moutons
    tu parles de ton besoin de dormir
    ce sont donc des ré-actions (qui sont toujours au passé)
    mais tu ne nous dis pas ce que tu vois (qui es une action au présent)
    la seule manière d’entrer vraiment en contact ne consiste pas à mettre entre nous des images, des souvenirs ou des opinions, mais partager ce que nous voyons, c’est à dire être en contact directe avec l’oeuvre.
    Accepterais-tu de nous offrir ce que tu vois ?
    Nous pourrions alors amorcer un dialogue neuf, et nous éclairer mutuellement, c’est tout le sens de Un Jour Une Oeuvre.
    A toi de jouer ?
    art-micalement
    Ivan
    ivansigg.over-blog.com

    [Reply]

    Arnaud CELESTIN Reply:

    Bonsoir Ivan,

    Aprés quelques temps à observer les oeuvres, et lire les regards, j’ai osé rédiger le mien.

    Il est possible que je n’ai pourtant pas compris le sens d’UJUO.

    Je tiens toutefois à éclairer mon propos :
    Je vois une pelure d’orange. Je vois des moutons dans le ciel.
    Ma soif et mon besoin de dormir, bien que satisfaits l’un et l’autre sont toujours les images que je vois en regardant l’oeuvre.

    C’est donc bien un partage de mon regard que j’ai livré.

    En espérant avoir pu t’éclairer.

    Amicalement,

    Arnaud.

    [Reply]

  3. corinne dit :

    j’aime bien la façon dont joue Célestin,c’est tellement moins ennuyeux qu’une énième énumération , style : je vois 1 carré et puis 1 tâche rouge touchant l ‘arête du truc et une ombre qui…….A votre santé Célestin! Beaucoup de fidèles d’UJUO se sont désolidarisés du partage par l’écriture ,atteints du syndrome du rejet du listing que subissent les oeuvres. Ouh lal la, la foudre ne va pas tarder à tomber sur ce site!
    Artistiquement votre

    [Reply]

    Arnaud CELESTIN Reply:

    Bonsoir Corinne,

    Trés touché par votre avis.

    Arnaud C.

    [Reply]

  4. jeandler dit :

    Une pensée
    Par tranches
    au ciel s’élève

    [Reply]

  5. Alexis dit :

    Bonjour à tous,

    Je vous remercie pour vos regards et vous remercie pour vos messages privés reflétant votre enthousiasme pour ce sujet de l’attention…

    Vous l’avez compris cette expérience de partage que je mène depuis plus d’un an est une opportunité de faire découvrir l’attention aux oeuvres et aux autres permettant de profiter de chaque instant vécu.

    Je ne mène pas cette expérience dans une recherche de confrontation et n’interviendrait dans votre échange non pour prendre parti pour l’un ou l’autre camps qui semblent vouloir se former (ce qui me contrarie car j’ai des attaches avec chacun d’entre vous ) mais pour essayer d’expliquer la démarche en vous faisant deux propositions :

    La première, c’est de venir participer à la prochaine session d’Un Jour Une Oeuvre en direct au mois d’octobre. C’est lors de la première de ces sessions que j’ai véritablement compris au plus profond de moi l’importance de cette attention véritable, préalable à un partage. Le lien pour vous inscrire : http://www.doodle.com/vavmq2r4wqaayqhh

    La seconde, c’est de lire les regards posés sur certaines oeuvres et constater la richesse du partage qui va bien au dela de la description : http://unjouruneoeuvre.eu/2009/08/28/hyper/
    observez les difficultés posées par le filtre de notre passé
    http://unjouruneoeuvre.eu/2009/07/06/peinture-henri-matisse-odalisque-avec-magnolia/
    l’expression qui lorsqu’elle n’est pas descriptive est une création qui n’a plus le même role
    http://unjouruneoeuvre.eu/2009/07/03/peinture-dominique-philippe-marines-video-dinant/

    http://unjouruneoeuvre.eu/2009/06/20/photographie-ambroise-tezenas-pekin-theatre-du-peuple/

    et allez donc jusqu’à celles-ci :

    http://unjouruneoeuvre.eu/2009/05/01/peinture-paul-cezanne-les-joueurs-de-cartes/

    http://unjouruneoeuvre.eu/2009/04/08/peinture-jean-couty-lhomme-assis/

    Au plaisir de vous lire et vous rencontrer (ou de vous revoir)

    Bon dimanche !

    Alexis

    [Reply]

  6. corinne dit :

    je vous comprends, cher Alexis et ne veux aucunement susciter une polémique;simplement évoquer la possibilité de laisser aux uns et aux autres la liberté de s’exprimer en fonction de leur être, sans censure,sans rappel à l’ordre art-mical systématique.
    lPourquoi une seule autoroute alors que de jolies venelles et charmants chemins conduisent aussi au contact d’avec l’oeuvre ?
    joyeux dimanche à vous

    [Reply]

  7. Ivan Sigg dit :

    Bonsoir Arnaud
    merci de prolonger l’échange.
    Je vais essayer de préciser ce que je voulais te dire en revenant sur le VOIR dans un premier temps et, en osant à mon tour, dans un deuxième temps, partager avec toi ce que je vois dans cette oeuvre.

    Je pars du constat (dans ma pratique de peintre, dans ma pratique de pédagogue et dans ma vie plus globalement) que mon savoir obture mon regard, car mon savoir est fini et limité.
    De même, l’absence de savoir m’a souvent donné un sentiment de vide existentiel, alors que faire ?
    Dans ma pratique, j’ai compris que j’étais fondamentalement seul et que ce vide était créatif puisqu’il pouvait accueillir la nouveauté qui est l’infini. Mais pour cela il faut être prêt à accueillir et être vulnérable (psychologiquement) à tous les possibles. Cela demande aussi un silence intérieur, ne pas faire appel aux souvenirs, aux jugements, aux idées, ou aux opinions. C’est une telle habitude que c’est très difficile de s’affranchir de tous ces processus psychiques. Un bon moyen (je n’en connais pas d’autre) consiste à entrer en perception, c’est à dire à VOIR, à OBSERVER, à ECOUTER, bref à ETRE TOTALEMENT ATTENTIF. Dans cet état là, il n’y a plus d’observateur d’une part et l’œuvre observée d’autre part, il n’y a plus que l’observation. J’ai donc découvert que rien de neuf ne peut surgir si je n’entre pas en attention. Et c’est ça que j’essaie de partager sur ce site.

    Je constate que je n’ai pas besoin de culture pour voir et comprendre, bref pour accéder à l’art. Quand j’ai peur de dire ce que je vois c’est que je m’accroche à mon conditionnement et à l’image que je me suis fait de moi. C’est sécurisant, mais c’est de l’ordre du passé, de l’ego, et jamais du présent.

    Face à une œuvre ou à une personne je n’ai pas à savoir (que dire) car le savoir n’est pas le présent de la relation (relation à l’oeuvre ou relation à l’autre). Si je comprends que « je ne sais pas », je regarde l’œuvre sans aucune pensée, je dis ce que je vois et, merveille ! j’entre en contact avec l’œuvre (ou la personne).

    Il me semble donc que le préalable devant une œuvre est donc toujours de faire la part entre ce qui est et ce que mon cerveau projette.
    Si je dis que je vois « une épluchure d’orange » face à un ruban de peinture terre de sienne strié de noir représentant le profil vide et aérien d’une femme, c’est que mon cerveau procède à une analogie ou a une métaphore mais ce n’est pas ce que je vois. Si je dis « je vois ma soif dans cette pelure d’orange » c’est une ellipse et une analyse de mon désir provoqué par cette image mentale (qui est en mémoire) mais ce n’est pas ce que voient mes yeux.
    Si je dis que je vois « des moutons dans le ciel » face à des à plats blancs hachurés de gris représentants des nuages à la face inférieure orageuse et à la face supérieure ensoleillée organisés en quinconces dans une perspective fuyante, c’est que mon cerveau procède à une analogie ou a une métaphore mais ce n’est pas ce que je vois. Si je dis « je vois mon sommeil dans ces moutons » c’est une ellipse (je compte des moutons pour dormir donc quand je vois des moutons disposés régulièrement j’ai envie de dormir) et une analyse de mon désir provoqué par cette image mentale mais ce n’est pas ce que voient mes yeux.

    Qu’est-ce que je vois ?
    Je vois un ruban de peinture terre de sienne, strié de noir, s’enroulant onze fois sur lui-même, s’évasant et se déformant par endroits. La peinture est plus claire dans certaines boucles du ruban et très foncée dans d’autres donnant une forte idée de relief. Derrière ce ruban, le fond est un dégradé d’un gris chaud foncé dans la partie supérieure jusqu’à un gris chaud très clair dans la partie inférieure. Sur ce fond sont peintes des masses blanches hachurées rondement du même gris que le fond. Le ruban est libre dans sa partie supérieure et semble l’être dans la partie inférieure que je ne vois pas. Les masses blanches sont cotonneuses comme des nuages dont la partie supérieure serait violemment éclairée par le soleil et dont le ventre hachuré d’un gris foncé est dans l’ombre ou chargé d’eau. L’organisation régulière (mathématique ?) en quinconce de ces nuages pourrait être celle d’un papier peint, mais leur perspective fuyante et le dégradé du fond symbolisent un ciel. L’idée de ciel est renforcée par ce ruban qui semble flotter. Les stries du ruban sont perpendiculaires aux hachures des nuages. Le ruban s’enroule et se déforme non pas dans une forme hasardeuse ou géométrique, mais en donnant à voir le profil (vu de dessous) d’une femme dont on distingue bien le rétrécissement du cou, le menton, les lèvres, l’arête du nez, l’œil gauche, le sourcil gauche, le front et la masse des cheveux. Ce ruban n’a pas la texture d’une peau de fruit, mais plutôt celle du tissu, du cuir, du bois, ou de la glaise de sculpteur striée (tissu trempé dans de la barbotine ?). Je pencherais pour un ruban de tissu qui s’envole en spirale vers les nues.
    Le visage est sculptural (conquérant mais éteint ?), la femme n’est pas là, il n’y a que son absence et son enveloppe (« la pelure » d’une femme si l’on va dans ton sens Arnaud, la femme étant considérée parfois comme un fruit délicieux) qui s’ élève vers un ciel sombre et mathématique. Est-ce l’idée d’une femme qui est représenté là par Escher ? L’idée de son absence ? Que vivait Escher à cette période là ? Qu’elle est sa vision de la femme pour la représenter vide et sans cervelle sur fond d’orage? Ou bien la voit-il comme froide et calculatrice ?
    A quel moment de notre vie ne sommes nous plus qu’une enveloppe, notre être s’élevant, s’envolant ou disparaissant ? Métaphore de la pensée ? Métaphore de la croyance ? Métaphore du rêve ? (cela rejoindrait ton idée de « sommeil », Arnaud) ou métaphore de la mort ?
    Je pencherais pour la symbolique du rêve car l’image n’a rien de mortifère, c’est plutôt une poésie froide. Cette image a quelque chose de surréel (surréaliste ?) et l’élévation de cette spirale vers un ciel plein de nuages scientifiquement ordonnés me fait inévitablement penser au travail scientifique de Freud sur les rêves.

    Voilà Arnaud, je te remercie pour ton intervention sur UJUO qui m’a donnée l’occasion d’aller au bout de ce que je voyais et de proposer des questionnements construits qui s’appuient sur cette observation.

    art bientôt
    Ivan
    http://www.ivan-sigg;com

    [Reply]

  8. Spei dit :

    Bonsoir à tous.

    Pour commencer, j’aimerai remercier Arnaud d’avoir oser franchir le pas. Je comprends qu’il ne soit pas évident de se lancer dans la description de son propre regard sur une œuvre, regard au combien subjectif et que pour paraphraser Corinne, il peut paraître difficile d’exprimer son regard sur une œuvre dans un angle intéressant sans céder à la simple « énumération » de détails ou de faits.

    Je comprends cependant aussi l’insistance d’Ivan, il n’est pas si fréquent qu’une nouvelle personne se laisse aller de son clavier et je suis moi-même frustré de ne voir souvent qu’un petit mot jeté, parfois même loin d’un regard.

    Un Jour Une Œuvre est une œuvre purement collaborative, le simple fruit de la bonne volonté, et une séance en direct comme vous y invite Alexis permet de mieux comprendre l’intérêt du regard collectif.

    Je reste convaincu que la liberté est ici respectée, chacun est libre de prendre l’autoroute, la venelle comme le charmant petit chemin de terre. Nous essayons simplement de susciter l’échange, d’enrichir les regards et d’inciter à juxtaposer un regard autre sur une œuvre que son propre regard.

    [Reply]

  9. virginie Bréham dit :

    J’arrive après la discussion, mais je voulais remercier à mon tour, ou plutôt encourager ce type de discussion, car finalement, Yvan a bien expliqué l’objectif et l’intérêt de ce regard le plus objectif (pur) possible qui amène ensuite à des questions, des suppositions plus pertinentes. Et j’ajoute que si pour les familiers (ou pratiquants ?) de UJUO cela va de soit, ce n’est pas si évident à premières visites. En effet, une visite en direct-live avec Alexis (j’en ai fait l’expérience) permet de mieux comprendre la démarche. Maintenant, se laisser berné, ’em)porté par toute notre subjectivité apporte autre chose qui à le mérite d’une certaine fraicheur, légereté voir créativité? UJUO devient à son tour source d’inspiration, les œuvres sont des muses. à bientôt.

    [Reply]

  10. Solita dit :

    Ce sont des questions sur la mort que je vois: dans cette pelure les restes charnels et en fond l’infini de l’âme suggéré par le ciel, nuageux ou vaporeux c’est selon.
    Troublants le regard et la bouche sans réponse, sans expression.
    Ma sensation est à forte dominante noire, à cause des lignes des nuages noirs?
    Est-ce qu’en s’éloignant les nuages s’éclaircissent ou bien noircissent-ils en s’approchant?
    Est-ce une chevelure ou des lambeaux de cerveau?

    Merci pour ce site, j’aime bien cette initiative et aussi les tableaux.

    [Reply]

  11. Ping : Quand le Rind devient Ring… | Un Jour Une Oeuvre

  12. Solita dit :

    Ring dans quel sens, combat ou bague?

    [Reply]

  13. DELPORTE dit :

    Pelure d’orange céleste en forme de bandelette de momie qu’on enlève d’un visage endormi depuis des décennies, le tout montant au ciel, happé par le Vent Premier

    [Reply]

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