Moi et le village

Moi et le village est une peinture de Marc Chagall datée de 1911

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5 regards à Moi et le village

  1. SylvieLeBars dit :

    Bonjour 🙂
    Une toile rectangulaire, format portrait. Beaucoup de couleurs, mais plutôt « éteintes ». Un composition très graphique, avec une bande qui matérialise la diagonale, et puis au centre, comme un anneau qui serait sous la toile et donne du relief. Deux principaux personnages, qui occupent le devant de la scène : un homme ou une femme à la peau verte, lèvres et pupille blanches, de profil, coiffé d’une casquette rose; et une brebis de profil elle aussi, bouche entre ouverte. L’espace de sa joue a été utilisé pour représenter la traite d’une vache par une femme. Le personnage vert porte un collier de perles autour du cou avec une petite croix, on distingue aussi sa main gauche au bas du tableau qui tient un rameau « magique ». Magique parce qu’il semble auréolé, nimbé de paillettes, et qu’il ne semble pas provenir d’un végétal « terrestre ». La main qui le tient porte une bague à l’index, un anneau doré avec une pierre rouge. La brebis est de couleur blanc gris et bleu. des lignes en prolongement de son oreille et de son œil dessinent un quadrillage sur son pelage. Elle semble aussi porter un collier de perles multicolores. Le haut du tableau est occuper par un village dans le lointain. 5 maisons, une église et un couple de paysans, l’homme porte une faux. Les maisons sont colorées, naïves. Deux des maisons et la paysanne sont dessinés la tête en bas. Reste à regarder cette diagonale, large, rose. Elle passe sous la tête de la brebis. Je ne sais pas ce que c’est. Un doigt ? Un chemin ?
    L’histoire que me raconte ce tableau : d’un côté un citadin, de l’autre la campagne, une autre vie. Le citadin arrive avec un cadeau et est reçu avec bienveillance par la campagne. Il y a de la curiosité mutuelle et de l’empathie.

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  2. Spei dit :

    Je vois sur cette peinture beaucoup de mini scènes qui assemblées forment un tout.

    Ce qui me saute d’abord aux yeux comme sujet principal, un couple improbable dont on ne voit pratiquement que les visages entre :
    => un homme, son visage est vert et associé à ses traits plutôt droits, c’est un peu comme s’il portait un masque de carnaval. Il est doté d’un couvre chef aux proportions très réduites comparées à la taille de son visage. On dirait uns sorte de casquette avec un je ne sais quoi de très féminin (pas que le rose, la forme et sans doute aussi le petit liséré bleu blanc jaune). on distingue en bas à droite le haut d’une sorte de tunique toujours un peu dans l’esprit carnaval aux couleurs nobles jaunes et bleu. Dernier détail dans ce même coin, ce collier de perles avec une croix en pendentif.
    => une tête de cheval, je me laisserai à dire de jument par ses traits plutôt fins, blanche sur une moitié et bleu sur l’autre j’ai l’impression par effet de transparence car il y a dessous une mini-scène qui se déroule, avec le même genre de collier que l’homme avec également une croix en pendentif.

    Ces deux personnages se regardent incontestablement et on sent une complicité sinon une tendresse entre eux.

    Il y a au centre et en bas une main que je n’avais pas rattaché à l’homme au premier coup d’œil mais ça me semble maintenant évident. Cette main tient une sorte de rameau d’olivier comme auréolé d’un nuage de poussière argenté et qui porte sûrement un symbole fort. Il est d’ailleurs souligné par un cercle qui englobe le rameau, la bouche de l’homme et celle de la jument.

    Du coin bas gauche ce que je verrai comme un étrange chemin rose et conduisant vers le coin haut droit de la peinture. C’est le fil conducteur avec les mini scènes :
    => à hauteur de la tête de la jument je vois une femme en train de traire une vache
    => en haut du chemin je vois un homme rentrant des travaux des champs et une étrange femme inversée (les jambes vers le haut la tête vers le bas) comme un reflet sans original. L’homme et la femme forment pourtant un tout visuellement harmonieux.
    => enfin, le chemin semble aboutir à un village aux maisons drôles et colorées. Deux maisons (rouge et vert/bleu) sont d’ailleurs à l’envers comme la femme. Je vois à gauche une église jaune au pied de laquelle je vois deux visages un peu grossier et inquiétants. Celui de gauche me fait penser à une tête de bonhomme Légo.

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  3. jeandler dit :

    Rigueur dans la construction et humour.
    Une sorte de naïveté (fausse, bien-entendu) à la Douanier Rousseau. Mais tonalités douces et quelles harmonies qui se répondent.

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  4. Eric Meyer dit :

    Je vois d’abord deux visages, deux profils. A droite un visage d’homme, vert, à gauche celui d’une brebis, d’un mouton, peut-être d’une jeune chèvre au vue de la barbichette. Ensuite mon oeil découpe le tableau en une composition faite de quatre triangles dont les sommets se rejoignent au centre d’un cercle positionné un peu plus bas que le centre du tableau qui semble unir les deux personnages principaux et une bande rose dans la diagonale, un chemin, semblant indiquer comme une flèche le haut droit du tableau où se trouve un village. Des formes tantôt à angles droits, tantôt plutôt rondes forment l’ensemble. Le visage vert, à droite, est positionné dans un triangle rouge orangé dont la base est la hauteur droite du tableau et le sommet les naseaux de l’animal situé sur la gauche. Les lèvres de l’homme sont blanches, comme si elles étaient sans vie, sa pupille également, comme celle d’une personne aveugle. Une ligne tracée dans la matière semble indiquer une liaison avec l’oeil de l’animal, sur la gauche. Sur la tête de l’homme une casquette à la visière rouge ornée sur son pourtour de petits triangles de couleurs, et dans sa partie haute d’une forme bouffante blanche, qui me rappelle les coiffes des costumes de fêtes de l’Europe de l’Est. L’homme porte autour de son cou un collier de perles et une croix en pendentif. Le haut de sa veste est de couleur orange. L’homme tient dans sa main (un anneau à l’index) un rameau qui forme un autre triangle plus sombre dont la base se trouve sur la bas du tableau et le sommet au niveau de la gueule de l’animal. Sur le rameau, des feuilles, des fruits, des fleurs, desquels s’échappent de petits points blancs, une semence, des spores, la vie (?), de la poussière, de la neige. Ce rameau semble être une offrande à l’animal qui regarde l’homme avec compassion. Un autre triangle se forme si je continue à laisser mon regard tourner dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce triangle dont la base est le côté gauche du tableau et le sommet les naseaux de la chèvre est presque symétrique au triangle qui contient le visage de l’homme et contient lui, la tête d’une chèvre au cou orné d’un collier de perles. A l’intérieur de la tête de cet animal je vois une femme assise sur un tabouret en train de traire une vache (?), une main derrière le dos. Le ciel au dessus d’eux est bleu, le ciel au dessus de la tête de l’animal qui contient cette scène est gris, blanc, jaune pâle et mouvementé. Sur la tête de l’animal, des traces rouges, de petits points bleus et sur son front, deux petites lignes courbes et jaunes. Le dernier triangle, dont la base se trouve sur la partie haute du tableau et le sommet entre les deux visages de profils, contient un village et trois personnages. Le village est plongé dans la nuit, le ciel est noir, un peu de fumée s’échappe des cheminées. Je vois six maisons et une église à l’intérieur de laquelle je vois un visage. Deux maisons sont à l’envers et juste devant ces maisons deux personnages, un homme et une femme. L’homme, pull noir remonté jusqu’au dessus du menton et béret sur la tête, avance vers la femme en portant une faux. Le femme est positionnée tête en bas, comme si elle était tombée des maisons. Elle est vêtue comme la femme qui traie la vache et regarde l’homme qui s’avance vers elle lui indiquant des deux mains la direction du visage de profil et le haut de la bande rose qui semble être le chemin à suivre. Juste au dessus de la bande rose j’aperçois une forme noire, arrondie, qui semble être un visage, les yeux formés par la cheminée d’une maison et la fenêtre de l’autre. Au bas de la bande rose, bas gauche du tableau (à l’opposé de la forme noire), je vois une forme ovale (un coeur, un fruit, …) qui semble pénétrer dans le cercle central.

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  5. Sio dit :

    Afin de ne pas répéter tout ce qui a déjà été dit, je serai brève.
    Je ne vois pas un cheval mais plutôt une brebis. Effectivement un regard intense et une légère droite en pointillés lient l’homme et l’animal.
    En ce qui concerne « le chemin rose », c’est le détail qui m’intrigue, peut-être est-ce moi, mais j’y vois un phallus… Avec de petits détails anatomiques au niveau du front de l’animal et en haut à droite.

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