Le bonheur de vivre

Le bonheur de vivre est une oeuvre de Henri Matisse datée de 1905-06.

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5 regards à Le bonheur de vivre

  1. Fabienne dit :

    « De ‘La Joie de Vivre’ – j’avais 35 ans – à ces découpages – j’en ai 82 – je suis resté le même… parce que tout ce temps, j’ai cherché les mêmes choses, que j’ai peut-être réalisées avec des moyens différents et plus d’absolu » déclarait Matisse en 1952 (in Matisse. Pierre Schneider)

    Je suis partante pour cet ineffable « âge d’or » dans ce paysage idyllique…. où est-ce ??

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  2. Spei dit :

    Je me promène dans le rêve de quelqu’un.
    Ce monde est imaginaire, coloré, champêtre.
    Les couleurs sont chaudes, herbes jaunes, vertes et bleus, arbres verts y compris les troncs, air et ciel jaune, orange, rose, rouge.
    Je vois des hommes, des femmes, plus de femmes que d’homme, nus, prendre du bon temps, certains allongés se prélassant, d’autres en cueillettes, prenant soin de leur corps, deux couples enlacés, une femme sur la droite semblant s’occuper d’animaux et au centre précis de la scène une ronde par 6 à 7 personnes, nues également.
    Si le sol semble assez horizontal, il y a comme un demi cercle partant du côté gauche pour rejoindre le côté droit (l’inverse fonctionne aussi mais c’est ce sens qui me vient naturellement), l’impression de forme est notamment dessinée par les couleurs et à bien y regarder, cette forme dessine également un visage en contreforme toujours au centre, légèrement au dessus de la ligne d’horizon et de la ronde. Je vois la bouche formée par le vert sur la gauche, l’oeil au centre sorte de lune verte, une oreille sur le droite comme une pomme desséchée, et la chevelure au dessus de l’oreille et sur le côté de l’œil en vert et rose.

    Tout cette scène respire la simplicité et l’harmonie en dehors de ce visage deviné dont la forme peu précise est un brin inquiétante.

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    virginie Bréham Reply:

    contreforme… chouette regard, j’aime ta vieille pomme et puis aussi cette lune verte. Elle est au centre du tableau. Le tableau aurait pu s’appeler « sous la lune verte ».
    Joli fauvisme de ce Matisse éternellement jeune.

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  3. Alexis dit :

    Emma (7 ans) : Je vois des dames, des arbres… ah j’avais pas vu ! Il y a 5 dames… hou… 6 dames… 10 dames… c’est fou ce qu’ils font… Le premier arbre que je vois est celui qui est beige, celui d’à coté est orange, il y a des buissons jaunes, un buisson vert, et un buisson orange et une dame va passer dans la forêt qui est juste à coté de chez elles. Il y a des hommes qui sont en train de danser autour d’un feu. Les femmes se reposent. Il y a aussi des arbres qui sont verts. Un arbre qui est beige et il y a des fleurs au dessus de la dame qui est en train de traverser un buisson. Tout au bout il y a de l’eau, une plage plein d’eau. Puis c’est tout.

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  4. Sigg dit :

    Merci Emma et Jean-François pour vos regards sur cette formidable peinture. Je viens y accoler le mien pour prolonger votre beau travail.
    La première fois que je l’avais vue, j’avais eu un choc ! Dans l’instant j’avais compris que tout en s’appuyant sur les découvertes de Gauguin et Cezanne cette oeuvre révolutionnaire annonçait certaines inventions de Picasso (les demoiselles d’Avignon, la simplification et la déformation des corps, le mélange des codes plastiques…), l’abstraction de Kandinsky et une grande partie de celles de Matisse lui-même (chocs de couleurs, collages, La danse…). J’écris cela, qui n’est pas de l’ordre du regard, parce que aujourd’hui encore, quand je la regarde, j’ai un choc visuel. Cette peinture est intemporelle parce que Matisse y décrète sa liberté et nous dit que tout est possible. Les formes et les couleurs s’interpénètrent, tout est en contact, tout fait écho, tout rayonne, tout est onde, vibration, mouvement. Pourtant il n’y a pas la violence, la souffrance, la confusion et les conflits humains auxquels nous nous sommes habitués depuis des millénaires. Le sol, les plantes, l’air, les humains et les arbres ne font plus qu’un, ils sont fait de la même matière et du même vide. Matisse nous donne une vision globale du monde, intégrée mais non idyllique ou romantique car il y a de la différence, du respect, de l’invention, du rire, du jeu, de l’ETRE et non du DEVENIR. Cette toile est l’expression même du fait que la vie n’a pas de modèle et que c’est par la même la plus belle révolution.
    Jean-François as-tu vu qu’en plaçant verticalement la toile il y a un immense visage de face dont le nez est constitué par les deux femmes roses du centre de la toile et la bouche par les deux a plats oranges avec les chèvres. Toujours avec la toile verticale, il y a aussi un grand profil qui regarde vers la droite avec un oeil vert et dont le nez serait le portrait que tu voyais, les cheveux étant constitués par l’arbre vert à gauche et le gazon gris/bleu. Imaginons que Matisse n’avait pas d’idée préconcue pour commencer cette grande toile et qu’il a démarré par plusieurs grandes têtes. Ou même que c’était déjà une toile commencée. Puis il lui fait faire un quart de tour et dans cette ébauche il vient agrandir des tas de pages de carnets avec des recherches différentes. Ceci expliquerait un peu cette explosion d’inventions. Il faudrait décrire tous les différents traitements de la figure, les différents cernés, toutes les différentes matières d’a-plats, les fondus et les chocs de textures et de couleurs. J’y reviendrai peut-être… ou quelqu’un d’autre?
    ivansigg.over-blog.com
    http://www.ivan-sigg.com

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