Raaahhhhh. Là, le titre, il m’a stoppé net. Sur une telle représentation abstraite, je me suis retrouvé incapable de voir autre chose que deux hommes qui dansent. On en rediscute mais il faudra peut être trouver un moyen pour que le titre ne sorte que sur demande du lecteur ou après avoir posté un commentaire ou en accédant aux autres regards. @+
N’est-ce pas plutôt les ronds que font des galets que l’on jette dans l’eau, ici probablement dans une eau très polluée. Je dirai qu’il s’agit de la danse des hommes contre la marée noire.
Tiens, revoilà l’ennui d’être ! A moins que ce ne soit l’incohérence
qui tarabuste mon cerveau pris entre l’obligation et la nécessité
de vivre. L’envie s’est éloignée…
Le but est absent… Le sens trop flou pour me porter jusqu’au
discours ou même à l’interprétation…
Ainsi un jour peut-être est né l’art abstrait, où, en peinture, seules les
couleurs s’amusent, hurlent ou chantonnent, sifflotent un air macabre,
ou se laissent allez à l’harmonie. Ici tout rythme y fait ventre
pourvu que le lecteur n’y puisse rien déceler de l’intention de
l’artiste ! Le secret le plus absolu doit résister aux regards les
plus perçants, le langage pictural se doit d’y être abscons,
inintelligible, impartageable !
Voici donc une nouvelle place prise par l’artiste au sein de la
communauté, un engagement sérieux et profond de solitude et
d’incommunicabilité. Pourtant face à une oeuvre abstraite les
critiques émerveillées fusent, les discours abondent, comme si le
lecteur frustré de n’être plus associé à l’oeuvre voulait à tout prix
y participer !
L’artiste se trouve alors, malgré son désir premier de s’extraire du
monde, ou de le réinventer, pris dans les filets inextricables des
réseaux sociaux. On lui attribue de force une place, un langage,
certes incohérent, mais qui se doit d’exister d’après les codes connus
et reconnus… En clair, ce qui aurait du être compris comme une fin,
un suicide, un refus, est rattrapé par le désir puissant des marchands
et la peur commune de la mort.
Le succès de l’art abstrait est au fond la plus grande preuve de
l’indispensable place de l’artiste dans notre société humaine: qu’il
essaie de s’en extraire, on l’y remet de force.
Tout est possible, de la pire des croûtes en passant par l’art
conceptuel, du chef d’oeuvre magistral au décor de théâtre, tout est
acceptable, sauf le refus. Hors, l’art abstrait n’est rien d’autre
qu’un renoncement au fonctionnement grégaire, qu’une insulte faite aux métiers d’art, qu’un cri sourd que pousserai un vieillard tout à coup
devenu autiste … L’artiste y renonce à ses devoirs de vecteur de nos
songes, de nos espoirs, pour s’emmurer et ne nous donner à voir que ce que nous craignons le plus: la solitude la plus absolue, celle qui
nous attend tous face à la mort. Et pourtant nous voulons encore y
lire quelque chose, notre propre interprétation prenant le pas sur le
vide offert, nous nous rapprochons de cet être qui s’enfuit, de ce
banni volontaire… Comme, nous refusant à nous séparer tout à fait
d’un être cher enterré, incinéré ou perdu, nous avons trouvé refuge
dans l’éternité de l’âme…
L’art abstrait guidant un soir mes pas, armé d’une brosse de peintre
noyée dans le bleu et le vague à l’âme, j’ai lancé un grand trait
légèrement courbé qui atterri fièrement sur un chassis-toilé blanc.
Quel ne fut pas mon désespoir quelques jours après de m’entendre dire
qu’un trait si pur ne pouvait être que l’esquisse aboutie, l’épure
magnifique d’une coque de bateau…
Il faut dire que le bateau est un sujet fort demandé, qui de part
chez nous fait partie de l’inconscient collectif.
Je vais tenter une orange, à moins que ce ne soit un rond, ou une bouée de corps mort.
Je ne comprends pas votre texte…
Il ne s’agit pas d’un regard sur l’oeuvre présentée…
Peut-être est-ce un regard sur vous même…
Il laisse alors une impression désagréable…
Préférez laisser votre regard et partager ainsi votre attention aux oeuvres…
Bonjour, serait-il possible de supprimer le texte que j’ai écrit précédemment svp ? (et ce message aussi donc) Je ne souhaite pas déranger outre mesure , surtout que je trouve votre site et votre démarche très intéressante… Pour préciser ma pensée, il ne s’agit pas d’un regard sur moi-même, mais bel et bien de mon avis sur l’art abstrait… Peu importe au fond… si cela est pesant, supprimez ! Merci à vous et à bientôt. Batistin
La remarque de Spei n’est pas inintéressante lorsqu’il s’agit d’art abstrait, et au vu de votre l’objectif du site : dire simplement ce que l’on ressent, ce que l’on voit.
En revanche, l’auteur de l’œuvre abstraite, lorsque c’est possible, doit avoir le choix de présenter son œuvre d’emblée avec le titre, ou de le laisser découvrir une fois l’impression postée… non?
de retour de ballade sur les glaces du peribronka, ce sont des hommes qui dansent pour partager la joie de ce moment
l’auteur : marie laurent
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rectification : 150 x 100
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c’est super,j’adore!
continue Marie
je viens les voir en vrai très bientôt!!!
[Reply]
Alexis Reply:
mai 19th, 2009 at 16 h 08 min
Très heureux que cela vous plaise !
Et si vous nous disiez ce que vous voyez vraiment ?
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Raaahhhhh. Là, le titre, il m’a stoppé net. Sur une telle représentation abstraite, je me suis retrouvé incapable de voir autre chose que deux hommes qui dansent. On en rediscute mais il faudra peut être trouver un moyen pour que le titre ne sorte que sur demande du lecteur ou après avoir posté un commentaire ou en accédant aux autres regards. @+
[Reply]
N’est-ce pas plutôt les ronds que font des galets que l’on jette dans l’eau, ici probablement dans une eau très polluée. Je dirai qu’il s’agit de la danse des hommes contre la marée noire.
[Reply]
Tiens, revoilà l’ennui d’être ! A moins que ce ne soit l’incohérence
qui tarabuste mon cerveau pris entre l’obligation et la nécessité
de vivre. L’envie s’est éloignée…
Le but est absent… Le sens trop flou pour me porter jusqu’au
discours ou même à l’interprétation…
Ainsi un jour peut-être est né l’art abstrait, où, en peinture, seules les
couleurs s’amusent, hurlent ou chantonnent, sifflotent un air macabre,
ou se laissent allez à l’harmonie. Ici tout rythme y fait ventre
pourvu que le lecteur n’y puisse rien déceler de l’intention de
l’artiste ! Le secret le plus absolu doit résister aux regards les
plus perçants, le langage pictural se doit d’y être abscons,
inintelligible, impartageable !
Voici donc une nouvelle place prise par l’artiste au sein de la
communauté, un engagement sérieux et profond de solitude et
d’incommunicabilité. Pourtant face à une oeuvre abstraite les
critiques émerveillées fusent, les discours abondent, comme si le
lecteur frustré de n’être plus associé à l’oeuvre voulait à tout prix
y participer !
L’artiste se trouve alors, malgré son désir premier de s’extraire du
monde, ou de le réinventer, pris dans les filets inextricables des
réseaux sociaux. On lui attribue de force une place, un langage,
certes incohérent, mais qui se doit d’exister d’après les codes connus
et reconnus… En clair, ce qui aurait du être compris comme une fin,
un suicide, un refus, est rattrapé par le désir puissant des marchands
et la peur commune de la mort.
Le succès de l’art abstrait est au fond la plus grande preuve de
l’indispensable place de l’artiste dans notre société humaine: qu’il
essaie de s’en extraire, on l’y remet de force.
Tout est possible, de la pire des croûtes en passant par l’art
conceptuel, du chef d’oeuvre magistral au décor de théâtre, tout est
acceptable, sauf le refus. Hors, l’art abstrait n’est rien d’autre
qu’un renoncement au fonctionnement grégaire, qu’une insulte faite aux métiers d’art, qu’un cri sourd que pousserai un vieillard tout à coup
devenu autiste … L’artiste y renonce à ses devoirs de vecteur de nos
songes, de nos espoirs, pour s’emmurer et ne nous donner à voir que ce que nous craignons le plus: la solitude la plus absolue, celle qui
nous attend tous face à la mort. Et pourtant nous voulons encore y
lire quelque chose, notre propre interprétation prenant le pas sur le
vide offert, nous nous rapprochons de cet être qui s’enfuit, de ce
banni volontaire… Comme, nous refusant à nous séparer tout à fait
d’un être cher enterré, incinéré ou perdu, nous avons trouvé refuge
dans l’éternité de l’âme…
L’art abstrait guidant un soir mes pas, armé d’une brosse de peintre
noyée dans le bleu et le vague à l’âme, j’ai lancé un grand trait
légèrement courbé qui atterri fièrement sur un chassis-toilé blanc.
Quel ne fut pas mon désespoir quelques jours après de m’entendre dire
qu’un trait si pur ne pouvait être que l’esquisse aboutie, l’épure
magnifique d’une coque de bateau…
Il faut dire que le bateau est un sujet fort demandé, qui de part
chez nous fait partie de l’inconscient collectif.
Je vais tenter une orange, à moins que ce ne soit un rond, ou une bouée de corps mort.
[Reply]
Je ne comprends pas votre texte…
Il ne s’agit pas d’un regard sur l’oeuvre présentée…
Peut-être est-ce un regard sur vous même…
Il laisse alors une impression désagréable…
Préférez laisser votre regard et partager ainsi votre attention aux oeuvres…
Merci
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Bonjour, serait-il possible de supprimer le texte que j’ai écrit précédemment svp ? (et ce message aussi donc) Je ne souhaite pas déranger outre mesure , surtout que je trouve votre site et votre démarche très intéressante… Pour préciser ma pensée, il ne s’agit pas d’un regard sur moi-même, mais bel et bien de mon avis sur l’art abstrait… Peu importe au fond… si cela est pesant, supprimez ! Merci à vous et à bientôt. Batistin
[Reply]
La remarque de Spei n’est pas inintéressante lorsqu’il s’agit d’art abstrait, et au vu de votre l’objectif du site : dire simplement ce que l’on ressent, ce que l’on voit.
En revanche, l’auteur de l’œuvre abstraite, lorsque c’est possible, doit avoir le choix de présenter son œuvre d’emblée avec le titre, ou de le laisser découvrir une fois l’impression postée… non?
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C’est une bonne idée en effet !
Je ne sais pas exactement comment la réaliser… à travailler !
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