Dream of the Hungry Ghost

Dream of the Hungry Ghost est une oeuvre (huile sur bois) de Colette Calascione datée de 2003.

Merci Marc !

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4 regards à Dream of the Hungry Ghost

  1. soria dit :

    c’est un baiser fougueux au centre d’une antichambre aux reliefs multiples.
    Le sol carrelé à l’avant plan laisse s’échapper des feux incandescents qui encerclent ce couple d’humain aux apparats d’oiseaux…
    ailes ouvertes pour lui…
    ailes repliées pour elle …
    Il est vétu de noir
    elle est vétue de rouge

    Face à elle, une main blanche… énorme,a transpercée le mur
    à l’index tendu, au bout d’un lacet blanc pend une clef dorée.
    Derrière la femme, un guéridon et une porte fermée
    c’est la 203 (…deux sans trois ?)
    Comme les multiples feux qui encerclent le couple,et comme la clef suspendue à l’index, la serrure est dorée.
    l’atmosphère lumineuse est vibrante et la chaleur intense.
    l’homme, lui, est comme pris au dépourvu.
    Il vient à peine d’ôter son chapeau que dejà ses bras à elle l’attirent pour ce baiser fougueux au centre d’une antichambre aux reliefs multiples…..

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  2. Ivan Sigg dit :

    Merci pour ta très belle description Soria. Je viens ajouter mon regard au tien.
    Une peinture à la facture lisse, léchée, très réaliste, proche de l’illustration. Traitement du sujet dans une veine surréaliste qui convoque à la fois Magritte et Max Ernst.
    Sous l’homme chauve-souris (vampire hongrois?) et sous la femme tourterelle, le carrelage est plein, gris ou blanc, mais tout autour d’eux les carreaux gris ont disparu et laissent la place à des trous étranges. Des flammes (montent de l’enfer et) sortent de certains d’entre eux, créant un cercle de feu magique/diabolique dont ne pourront pas sortir nos deux personnages. Attention Alexis, la nappe du guéridon est en train de prendre feu ! Sur le guéridon une statue élancée, un plâtre de Picasso de la période surréaliste : on dirait deux êtres imbriqués par la taille, une femme qui serait en appui sur la pointe du pied (qui va prendre son pied) et un homme au sexe turgescent avec deux ailes dans le dos (dont une pointe la serrure), bien ancré sur ses deux pieds. Cette sculpture semble un écho évident de la posture de nos deux personnages : est-ce la préfiguration de ce qui va leur arriver ? vont ils être pétrifiés en statues de sel ?
    De la main immense (du destin) qui a jaillit du papier peint part un éclair de lumière qui passe sur cette porte de chambre d’hôtel(disproportionnée elle aussi) et descend en direction de la sculpture blanche. Quel est ce rébus ? Qui sont ces deux personnages sans le troisième (203) ?
    résolution de l’énigme : La durée de leur baiser interdit (avec un vampire) et brûlant (les flammes) est suspendue à l’ouverture de la porte (la clef suspendue)d’où peut surgir le mari (le 3ème) qui va les tuer (les transformer en statue de sel pour l’éternité)

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  3. Marc Tirel dit :

    Merci Soria et Ivan pour vos descriptions et explications !
    Marc

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  4. SylvieLeBars dit :

    Bonjour 😉
    Je joue le jeu du regard, avant de lire les commentaires …
    La scène se déroule dans une pièce dont on ne distingue qu’une petite partie. Une porte fermée avec un numéro peint que l’on lit probablement en transparence suggère que l’on se trouve dans une chambre d’hôtel. Au centre du tableau deux personnages : un homme chauve-souris et une femme pigeon. Elle embrasse l’homme. Ses bras enserre son cou, une main posée sur la tête. L’homme partage-t-il volontiers ce baiser ? Il tient d’une main un chapeau et de l’autre sa cane. Il est dirigé vers la porte. Peut-être s’apprête t’il à partir et elle le retient pour un baiser d’adieu. Homme chauve-souris parce qu’il est tout de noir vêtu et qu’une large paire d’ailes est intégrée à son dos. Elle porte une robe longue rouge. taille très serrée et jupe bouffante laissant s’échapper sur son cul comme une paire d’ailes presque repliées. Elle porte un chapeau avec une décoration orange protubérante. On voit deux meubles, une table juponnée sur laquelle est posée une statue blanche aux formes « originales » et un fauteuil. La pièce semble carrelée et de ce carrelage des flammes jaunes orangées semblent sortir du sol entourant le couple. Dernier « détail » une main sort du mur. Elle a déchirée la tenture. Les doigts sont repliés à l’exception de l’index sur lequel pend une clé. Cette main est totalement disproportionnées par rapport aux personnages, et globalement à la scène. cette clé renforce l’idée d’une chambre d’hôtel.

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