Resting

Resting est une oeuvre de Vita.

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6 regards à Resting

  1. Spei dit :

    Le moins que je puisse dire quand je regarde cette œuvre c’est qu’il y a matière à disserter 😉

    Je commence donc par dire basiquement ce que je vois.

    Une scène extérieure mais cadrée sur le premier plan dont la scène prend la majorité de la toile. Je vois en premier la représentation de la crucifixion du Christ comme on peut en croiser dans les campagnes sur des croisements de route. La croix est d’ailleurs placée au bord d’une route ou d’un chemin. C’est une représentation assez grande, pas grandeur nature mais à 60/70% si je compare avec le personnage réel. Je note le côté un peu déhanché vers la gauche du tableau du Christ sur lequel je reviendrais un peu plus loin.

    Je vois ensuite au tout premier plan une femme, nue, allongée et dont les jambes sont relevés, en angle droit, adossés au bas de la croix. C’est là que je reviens au léger déhanché du Christ vers la gauche du tableau et qui fait symétrie avec un léger déhanché côté droit du tableau pour la femme allongée. Celle-ci est allongé sur un double drapé, d’abord un bleu, puis un rouge. Je m’étonne d’abord de la présence de deux plaids/couvertures/nappes. Je m’étonne ensuite de l’absence des vêtements de la jeune femme, peut être hors cadre ou alors elle fait du vélo nue, l’idée est amusante. Ah quand même, on voit un casque, la sécurité avant tout, et une sorte de gourde ainsi qu’une fleur sur le bas droit qui ressemble un peu à du lys blanc.

    Du vélo ? Oui, j’ai oublié de parler du vélo, un beau vélo course ou mi-course (je ne m’y connais pas assez), qui repose sur le dos de la croix. Je m’amuse encore de la correspondance des couleurs du guidon et des bras de la roue avec les couleurs des deux draps/couvertures/nappes sur lesquelles est allongée la femme : bleu et rouge.

    La femme est jeune, plutôt belle selon mes canons, et paraît en bonne forme, semblant se reposer un peu après une balade en vélo.

    L’arrière plan correspond à une campagne on voit des arbres un peu au loin, et un paysage vallonné. Le ciel semble passé d’un beau ciel dégagé à un ciel menaçant, on sent venir la pluie ou l’orage. On pourrait aussi dire que le ciel menaçant fait place au ciel bleu mais un ciel comme ça, ça donne de la pluie et rien ici ne me montre de la pluie, à moins qu’il ne s’agisse là d’une scène miraculeuse 😉

    Plusieurs choses m’interpellent dans ce tableau :
    + pour commencer une volonté de provocation dans un côté irrespectueux de l’icône religieuse.
    + la femme nue après une balade en vélo, plutôt inhabituel
    + l’absence des vêtements mais la présence du casque et de la gourde qui me suggèrent presque une cycliste naturiste, assez inhabituel également
    + le renvoi des couleurs bleu et rouge dont je n’arrive pas à trouver un sens
    + un vélo de course pour une femme ce qui est assez inhabituel (je ne dis pas que ce n’est pas bien hein, juste inhabituel !)

    Au final, une impression d’amusement et d’incompréhension mêlée.

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  2. Ivan Sigg dit :

    Une peinture lisse, sans tache, sans erreur, totalement contrôlée, sans repentir, sans déformation, sans mouvement,d’une netteté presque photographique, toute au service du sens.Une peinture qui veut faire oublier l’outil, le matériau, le support et peut-être même la main de l’artiste.
    Sur fond de ciel nuageux, un homme bien portant, quasi nu, barbu mais épilé sous les bras (qu’il à en croix) un pagne cache son sexe. Ses mains et ses pieds sont clouées sur une croix. Sa chair est d’un gris/ocre de marbre comme les nuages (dans lesquels on voit plusieurs têtes)
    Au pied de cette croix, sur fond de terre et de paysage, une femme nue dans une position en miroir de celle de l’homme. Ses bras son en croix mais ses avant-bras sont rabattus sous sa tête dans une position de repos. Elle est également épilée sous les bras mais on voit les poils de son pubis.Sa chair a un bel incarnat qui dit la vie.
    Le tableau est nettement divisé en deux, une moitié supérieure sacrée, une moitiés inférieure païenne.
    On pourrait retourner le tableau en fonction de l’humeur.
    Dans cette position couchée « jambes en l’air » on dirait que la femme attend que l’homme descende de sa croix, qu’il glisse jusqu’à son giron.
    Est-ce elle qui est arrivée en vélo et qui se repose ou est-ce lui?
    Elle est allongée, offerte (sans casque = sans protection), sur un tissu rouge et un tissu bleu froissés qui font écho au nuages. Le rouge et le bleu, symboles de la passion et de la virginité, sont les deux couleurs de la Vierge. Les trois lys, en bouton, en fleur et fané, sont les symboles de la virginité de la Vierge avant, pendant et après l’annonciation.
    Alors quoi?
    1) On est en plein inceste et Marie, allongée, attend la descente de croix de son fils (elle sait que ça va arriver, on le lui a annoncé) pour se le faire ?
    2) L’amour du Christ suffit à donner du plaisir à cette vierge inconnue ?
    3) Et si cette femme libre attendait l’homme au casque et au vélo qui est allé pissé hors-champ ?
    Et la gourde me direz-vous ? objet phallique ou clin d’oeil de l’artiste pour dire ce qu’il pense de cette femme ?…

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  3. Spei dit :

    Bien vue l’idée de la femme libre attendant l’homme au casque et au vélo parti pisser. J’adhère totalement. Et je comprend mieux la symbolique des couleurs rouge et bleu avec ton analyse. Je te suis moins sur le côté inceste mais pourquoi pas 😉

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  4. Ivan Sigg dit :

    Un truc de « bonne-femme » suggère, aux jeunes femmes qui viennent d’avoir un rapport sexuel, de rester allongées les jambes en l’air pour être sûres de tomber enceintes.
    Alors notre Vierge (identifiée par ses vêtement symboliques et ses lys) va tomber enceinte de qui ?
    – du Christ par immaculée conception (puissance de la foi qui se répand en elle par le bois de la croix)
    – du Christ par vraie conception (on sait qu’il va descendre de la croix, mais la Vierge est sa mère, non ? d’où la notion d’inceste?)
    – Du cycliste qui est parti pisser hors-champ ?

    Au fait Spei, retourne ton ordi et regarde la forme rouge du tissu : ne vois tu pas un homme/monstre anamorphosé avec un oeil gris (le casque), un oeil bleu et une bouche rouge? Son sexe dressé étant/par la gourde ?

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  5. SylvieLeBars dit :

    Bonjour 😉
    Une femme nue, des proportions idéales pour le 21 ème siècle, fine, longues jambes, de beaux seins, le pubis et les aisselles épilés. Elle a adopté une position de repos, les bras croisés sous la tête, les jambes sur-élevées. Elle est allongée sur un tissu rouge qui est lui même posé sur un tissu bleu. Ses jambes sont appuyées sur un immense crucifix, enfin pas vraiment immense, mais la croix est plus grande qu’un homme. La croix semble en bois, le christ est nu, habillé d’un pagne. Cette statue sert aussi de support à une bicyclette, un vélo d’homme, vélo « de course » jante fine, guidon retourné. Sur le tissu sont aussi posé un bidon de cycliste, peut-être un sac à dos, et une branche de fleurs blanches, peut-être des lys. Le cadre est « champêtre », vallonné. La jeune femme semble profiter des derniers rayons du soleil, un orage approche, le ciel se couvre de nuages très noirs. La mise en scène suggère qu’elle vient de descendre de la bicyclette pour boire et se reposer. Il n’y a pas trace de ses vêtements, ni de ses chaussures. Les pieds de la jeune femme sont superposés, presque dans la même position que ceux de la statue. La position du crucifix est troublante, il est érigé au bord du chemin, mais la statue n’est pas tournée vers celui qui emprunte ce chemin, mais vers la campagne…

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  6. Spei dit :

    Le coup du monstre j’avoue, c’est très plausible. ça expliquerait pas mal de choses sur la présence des tissus et des objets hétéroclites. Visuellement par contre, le monstre ne me saute pas aux yeux mais si je cherche bien, je peux le voir.
    Quand je disais qu’il y avait là matière à disserter, je ne me trompais pas 😉

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