La cathédrale de Rouen. Le portail et la tour St-Romain, plein soleil.

La cathédrale de Rouen. Le portail et la tour St-Romain, plein soleil est une œuvre de Claude Monet datée de 1894 à voir au musée d’Orsay.

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3 regards à La cathédrale de Rouen. Le portail et la tour St-Romain, plein soleil.

  1. fbrahimi dit :

    Certainement agréable à voir avec du recul mais là…juste une impression de gigantesque

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  2. Isabel dit :

    Inhabituel ce format sur ujuo : l’occasion d’un zoom sur les détails et la technique. Effectivement avec du recul, la profondeur de cette œuvre doit être saisissante.

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  3. Ivan Sigg dit :

    Fiche de lecture Monet « La cathédrale de Rouen » 1894
    Oui Bruno Debaecque, rien ne vaut le contact avec l’œuvre originale : s’en approcher l’œil écarquillé, s’en éloigner avec des paupières Eastwoodiennes et le regard filtrant, passer devant avec l’œil en biais puis revenir à reculons la tête entre les jambes…
    Là je vais me contenter à nouveau de mon écran plein de pixels lumineux pour faire cet expérience du VOIR sans SAVOIR sur une œuvre de Monet. Non pas re-sentir, ni ré-agir, ni com-parer, mais être hyper sensitif, totalement attentif, la pensée immobile et l’œil neuf.

    Ca vibre, c’est très lumineux, c’est pas net, c’est chaud, c’est rugueux, c’est sableux, c’est grumeleux, c’est mêlé, c’est précis et imprécis, c’est solide et friable, c’est presque dégoulinant comme de la paraffine de cierge.
    Mon œil voit des épaisseurs de peinture, des touches et des traînées de poils de brosses.
    Certains empâtements accrochent la « vraie » lumière qui tombait sur le tableau au moment de la prise de vue.
    Les parties bombées des empâtements sombres ont été effleurés avec une brosse chargée d’une couleur plus claire pour créer des lumières et des reflets « artificiels ». De nombreuses touches blanches viennent brûler les reliefs.
    Entre moi et la cathédrale, l’air a une densité, il vibre, il ondule, il poudroie.
    Mon œil est à la fois au contact de la peinture, de l’air, et de la rugosité de la pierre taillée.
    Les rayons lumineux du soleil, l’air et le ciel bleu, vibrent avec la dentelle de la façade de ce temple aérien.
    Les ombres sont faites de vide, de lumière, d’air et de pierre, elles sont donc bleue, violette, ocre rouge, rose et ocre jaune clair.
    Je devine un grand portail, une grande rosace, des portes, des clochetons, des tours, des sculptures des gargouilles, des ouvertures, des ogives, des piliers… Par brefs instants, je ne vois plus qu’un grand mur de roche glacée couvert de stalactites, dangereux à gravir ( ou excitant si l’on est alpiniste ou croyant ?), et une vertigineuse cascade glacée sur la droite.
    Est-ce la toile de Monet qui renvoie la lumière ou bien la façade de l’immense bâtisse dédiée à la lumière intérieure ?
    Sans lumière, sans peinture ou sans mon regard, ce grand château de sable construit sur des croyances (qui penche un peu) ne va-t-il pas s’effondrer ?

    Mon regard sur la fragilité de la peinture à l’huile et la maîtrise de Monet fait surgir le lien entre l’acte de peindre et l’acte de voir ainsi que la compréhension du sujet peint.
    Dans ce regard, il n’y a pas de mémoire, pas de temps, pas de distance, il n’y a que l’instant.

    Dans cet instant, mon MOI est silencieux, je suis l’expérience, je suis le VOIR, je suis la peinture, je suis la cathédrale.

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