La trahison des images

La trahison des images (Ceci n’est pas une pipe) est une œuvre (huile sur toile, 59 x 65 cm) célèbre de René Magritte datée de 1929. Elle est à voir au musée d’art du comté de Los Angeles.

Magritte était célébré par Google le 20 novembre avec un doodle spécial !

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7 regards à La trahison des images

  1. Isabel dit :

    Ceci est une épreuve de réalité « convenable »… elle suggère que ce nous voyons n’est pas forcément ce qu’il y a réellement devant nous, nous percevons ce que nous nous représentons, de là vient souvent la confusion 😉

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  2. Les américains n’ont pas le seul exemplaire de cette « reproduction de pipe », il y en a aussi un au musée d’Art Moderne de Bruxelles où tout un étage est consacré à Magritte qui aura d’ailleurs bientôt son propre musée (mai 2009) après des péripéties tout à fait surréalistes comme il se doit en Belgique et a fortiori lorsqu’il s’agit de Magritte !

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  3. coming soonn dit :

    merci à « De Smet Mornert » pour la précision concernant l’exemplaire à Bruxelles, ça fait une bonne raison de plus de se faire un week-end là-bas!!!

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  4. Ivan Sigg dit :

    Une fiche d’Ivan Sigg.
    Qu’est-ce que je vois ?
    Un fond beige clair. Dans les deux tiers supérieurs de la peinture une forme courbe en point d’interrogation renversé, comportant un renflement (ellipse tronquée ?) à gauche et une courbe fuselée à droite. L’ensemble est traité en relief par une technique de dégradés au blanc qui donne le sentiment que la lumière vient de la gauche. La partie ventrue est coudée à sa base, creuse à son sommet (ellipse noire horizontale), et de couleur marron. la partie fuselée est noire et se termine par un petit renflement. la frontière des deux parties est constituée par une bande dorée. Cette forme est traitée de façon « photographique » et donne à voir une pipe constituée de deux essences de bois. Cette forme n’a pas d’ombre portée, elle flotte, elle n’est donc pas réelle : c’est une idée de forme. Sous cette représentation une écriture manuscrite ressemblant à une légende inscrite sur le « tableau » par le maitre ou la maitresse d’école. Il est rare de voir des écritures sur une peinture. Magritte nous demande « est-ce un tableau d’école de peinture ou est-ce un tableau d’école élémentaire? ».
    « Ceci n’est pas une pipe » nous dit cette légende qui devient aussitôt une question puisque nous voyons une pipe.

    La pipe est l’unique objet de cette oeuvre et envahit les deux tiers de la surface. Le peintre affirme ainsi que « même une pipe est un sujet bon à peindre ».le peintre nous dit aussi clairement « je vous offre cette pipe » ou « je vous fais une pipe » c’est à dire « je vous donne du plaisir ». Ceci est confirmé par la forme même de l’objet qui de façon non équivoque représente un sexe masculin en érection.

    Malin le Magritte ! Il me dit REGARDE ! SOIT ATTENTIF ! Et je comprends trois choses! 1) Evidemment que CECI n’est pas une pipe, puisque CECI est de la peinture sur une toile et puisque CECI est une peinture représentant une pipe. La peinture est donc une illusion 2) Même si je vous ai peint une pipe, c’est à un sexe que je pense et que tu penses, cher spectateur, donc « CECI est une verge » mais ce ne serait pas drôle (ou moral?) de l’écrire en toutes lettres. 3) Maintenant qu’il est établi que « CECI est une verge qui se suce » le spectateur avisé et consentant (à VOIR VRAIMENT) comprend que « je lui fais une pipe » (pas la pipe que vous voyez mais celle dont on ne parle pas)c’est à dire que « je suce son regard pénétrant ». Celui qui n’y voit qu’une pipe ne jouira pas avec moi, dommage pour lui !

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  5. « … et donne à voir une pipe constituée de deux essences de bois. »…

    – Je ne vois pas de deuxième essence, d’ailleurs une pipe n’est jamais constituée que d’une essence, en général de bruyère pour la tête ( fourneau, culotte et tige). Quant au tuyau la corne a été remplacée par de l’ébonite.

    « … “je vous offre cette pipe” ou “je vous fais une pipe” c’est à dire “je vous donne du plaisir”. Ceci est confirmé par la forme même de l’objet qui de façon non équivoque représente un sexe masculin en érection. » …

    – A partir de là je ne peux plus suivre!!! Je pense alors que Magritte aurait pu alors choisir une pipe de forme plus classique…
    Évidemment, « fourneau, culotte, tête, tige, tuyau », l’imagination peut s’enflammer !

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  6. Ivan Sigg dit :

    Merci Jean, j’apprends grâce à toi qu’il ne s’agit pas de deux essences de bois mais de bruyère et de corne (ou de bakélite). N’étant pas fumeur, mon intuititon m’a trompé. J’aurais dû mettre un point d’interrogation.

    Quant à mon « élucubration sur le sexe des pipes », ne peut-on, lorsque l’on regarde une oeuvre, s’interroger sur la part de désir, d’inconscient et d’humour, projetée par le peintre ?

    Y a-t-il « inflammation de l’imagination » du ma part ? De celle du peintre ? Ou bien résistance de ta part à voir ce qui est ? Ce regard total que je partage avec toi ( avec mes mots ) ne permet-il pas de me/te comprendre ?

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