Cygnes réfléchis en éléphants

Les cygnes réfléchis en éléphants, huile sur toile (51 x 77) de Salvadore Dali datée de 1937.

Cette toile fait partie de la collection privée de Cavalieri Holding (reproduction en grand). Elle faisait partie de toiles volées et stockées dans la salle des martyrs du musée du jeu de paume entre 1940 et 1944.

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6 regards à Cygnes réfléchis en éléphants

  1. rameau dit :

    Je cherche une explication sur le personnage qui se trouve au centre gauche de cette oeuvre..pourriez vous m’aider?

    [Reply]

  2. Bonjour rameau,
    Entendu qu’il est assez banal d’introduire un propos au moyen d’une citation, tel l’éclopé réclame sa béquille, il est pourtant impossible avec Salvador Dali de faire l’économie de ce code sanitaire…

    Ex et es maître dans l’art de l’aphorisme, il se prêtait à ce jeu avec une intelligence et une roublardise remarquables, quoique à l’ironie érotique d’un Marcel Duchamp, il préféra sans doute une savante grandiloquence toute « paranoïaque ».

    « Dali…, Dali…, Dali… dont la loufoquerie peut-être substantielle et la substance profonde pure blague : Je ne sais quand je commence à simuler ou quand je dis la vérité ! »
    (« Dali…Dali…Dali… » Max Gérard – Éditions Draeger – 1974 )

    Vérité ? Mais de quelle vérité est-il question en art et plus précisément dans cette peinture ? Et pour répondre à quels questionnements ?

    S’agirait-il de décliner les nom et prénom de cet individu habillé d’une chemise à manche courte (on ne voit qu’une manche) qui campé droit, la main gauche postée au creux de sa hanche détache son profil dans un rai de lumière taillé au scalpel ?

    S’agirait-il d’autopsier l’objet de son regard ou de sa halte pensive qui s’enfoncent dans la pénombre de la rocaille ?

    Quel songe, quel artefact, quel objet peut-il bien convoiter à fixer ainsi le sol hors des chemins assujettis aux règles de la perspective?
    Un souvenir, un constat amer ou un billet de banque oublié sur la chaussée ?
    Si la cupidité devait l’emporter, je pencherais alors pour un autoportrait sonnant et trébuchant au sens où l’entendait André Breton lorsqu’il affubla le peintre du drôlatique sobriquet : Avidadollars.

    Pure hypothèse teintée d’une pointe de raillerie de ma part. Car à moins de faire appel au savoir infaillible d’un historien peu enclin à fréquenter Daniel Arasse, à la mémoire (d’éléphant…) d’un archiviste ou encore à l’instinct prémonitoire d’un Sam Spade (rappelons au passage que Dali réalisa quelques somptueux décors du cinéma Hollywoodien entre autre pour Alfred Hitchcock), je dois avouer, n’exerçant aucune de ces professions, manquer d’expérience et de co+eur à l’ouvrage pour endosser le rôle du perceur de coffre-fort.

    Cependant une brève analyse formelle m’incite à croire que ce personnage a pour origine une étude à vue détaillée et peut-être même, a t-il fait l’objet d’une épreuve photographique, un matériau pour lequel Dali aurait pu avoir quelque utilité dans ses recherches iconographiques.
    Avant que cette figure ne s’incarne dans le glacis de la couche picturale, il me paraît évident qu’il y a eu un travail rigoureux d’observation pour tendre à un réalisme consensuel (quand le mot communicant rejoint l’objet qu’il désigne).

    Ici, point de spéculations hasardeuses. À considérer la virtuosité « paganinienne » (que le violoniste me pardonne ce néologisme douteux) du geste pictural et la méticulosité exarcerbée de son exécution, il s’avère que ce tableau a été élaboré autour de nombreuses couches sédimentaires sémantiques et symboliques.

    En apôtre d’un clacissisme Renaissant, Dali s’emploie à dissimuler et à codifier par strates l’espace pictural usant d’un réseau tissé d’illusions d’optiques, oniriques et psychanalytiques. Il attribue en quelque sorte au subconscient freudien, le rôle de la religion jusqu’alors dévolue aux peintres du Quattrocento.

    En cet instant, il serait rassurant de pouvoir nous reposer sur la ligne raisonnée et raisonnable du temps linéaire. La chronologie des évènements semble nous indiquer que Dali exécuta la même année (1937) un autre tableau fort célèbre encore à ce jour : « Métamorphose de Narcisse ». Ce tableau quoique différent de celui qui nous occupe connaît quelques similitudes. Entre autre la position anthropomorphe du « motif – main » dans la partie gauche du tableau : tête sphérique inclinée invitant à l’introspection.
    Pourrait-on imaginer faire un lien avec le comportement de l’individu que nous cherchons à apprivoiser ? Là encore, une question pour trop peu de réponse mais quoi de plus attendu que de conclure avec un point d’interrogation…

    Bien cordialement,
    André Houllier

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  3. Alexis dit :

    Merci André pour cette contribution !
    Au fait, une question à rameau : « Que voyez-vous vraiment ? »

    [Reply]

  4. Ivan Sigg dit :

    Bonjour Rameau
    en épluchant tous les bouquins sur Dali de la géniale librairie « Mona Lisait » à Paris, j’ai vu des photos de Dali jeune (dont une avec Garcia Lorca) et il me semble y voir une ressemblance avec l’homme tourné vers la gauche (quand tout est à voir à droite). Je ne pense pas que ce soit Breton.
    Il semble que cette toile a été peinte juste après « la métamorphose de narcisse », seule toile que Dali a pu présenter à Freud en 1937 à Vienne, en fervent admirateur de la psychanalyse et de son fondateur.
    Est-ce qu’un érudit passant sur ce site pourrait nous dire si c’est bien cette toile aux cygnes/éléphants qui a été volée ? ce qui expliquerait son absence dans bon nombre de livres sur ce « grand peintre classique SUPRÊMEMENT barge qui s’était trompé d’époque ».
    Un contributeur se fendrait-il d’une description fine de ce tableau ? Il suffit d’ouvrir l’oeil…

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  5. Ping : Jacket This Year Blog

  6. inconnue dit :

    Jadore ce site il ma aidez a finir un exposé sur Salvador Dali!!!
    J’en ai aussi profiter pour découvrir ses merveilleuses toiles!!!

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