L’ombre au tableau

L’ombre au tableau est une photographie (tirage 20 x 30) de Ivan Sigg réalisée spécialement pour le site « Un jour une oeuvre » en juillet 2008, rue Vauvenargues 75018 Paris.

Si vous êtes un lecteur assidu de ce site, vous avez déjà pu apprécier les fiches qu’Ivan a réalisé, je lui laisse donc le soin de vous présenter sa création.

Que voit on ?

Une structure noire complexe, une ellipse traversée par des rayons, des cercles rouges discontinus, des taches jaunes, une série de points noirs (giclures ?), au centre un masque ou un sigle (japonais ?) . Une tache en haut à droite. L’image est contrastée au maximum, il n’y a aucun ton intermédiaire. Est-ce une gravure, une peinture, une sérigraphie ou une photo?

Ma lecture : D’abord je ne lis rien d’autre que des formes, puis je lis un accident de vélo, enfin je vois deux guerriers, celui de gauche vient de perdre la tête, celui de droite, sabre en l’air (en fin de mouvement derrière lui), est blessé aux épaules et à la poitrine. Un nuage noir plane encore sur la bataille. Puis je lis, dans l’oval rieur, un visage de clown hilare aux yeux et aux lèvres rouges .

Qu’est-ce que c’est ?

L’ombre portée d’un vélo attaché dans ma rue.  La roue, les rayons, le panier, le poteau. Les bombages sur un trottoir d’un chantier de réfection des conduites de gaz. Mon bras portant l’appareil photo.

la vision d’un accident (de vélo? de parcourt?) est confirmée par cette autre vue où tout semble basculer avec : une silhouette en bas à droite qui se tient le front (moi prenant la photo), une terrible tête de taureau (+ une 2ème avec un oeil rouge et des cornes/guidon ?) qui crache en haut à gauche et un étrange coeur blanc (une selle? un avion de chasse? un profil blanc – réminiscence de Guernica – qui crie dans le corps noir ?) renversé au sol.
Toute la complexité d’une ombre…

Hypothèses : Le cadrage que j’en ai fait parle de l’espace entre moi et ce qui EST, de la beauté des formes, de mon rapport à l’art (Taureaux de Picasso et vélos de Léger) , d’une mise en abîme du regard regard, de la violence humaine et animale (tauromachie?), de l’objet mécanique, de la vitesse, du risque, du danger, de mon ambivalence par rapport à l’Aïkido que j’ai pratiqué dix ans, des progrès mécaniques et de l’absence de progrès psychologiques, enfin de mon prochain voyage au Japon et de mon attrait pour ce pays paradoxal.

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