Les rodeurs nocturnes

Les rôdeurs nocturnes (Noctambules ou Nighthawks) de Edward Hopper est une huile sur toile (84.1 x 152.4 cm) datée de 1942.
Elle est visible à L’Art Institute of Chicago.

En commentaire, vous trouverez la fiche préparée sur ce tableau par Ivan Sigg que je remercie au passage de cette contribution (voir ce détail).

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5 regards à Les rodeurs nocturnes

  1. Ivan SIGG dit :

    Un tableau vert et bleu avec un point rouge à la base d’un grand éclair jaune. Une ambiance nocturne. Une lumière de doute, d’absence, de temps suspendu, de tension sous-jacente, de guerre ? (1942 !). Au croisement de deux rues, le bar new-yorkais Phillies, entièrement vitré (où va régulièrement Hopper). Les rues et les magasins sont déserts. Un triangle de lumière nous indique une caisse enregistreuse qui trône dans une vitrine totalement vide (qu’elle allusion à l’économie américaine ?). Quatre personnages à l’intérieur du bar dont un au centre du tableau (important donc) . Très peu de détails sauf ceux mis en lumière sur le comptoir (importants donc). La technique de peinture est efficace, sans créativité dans la touche ou dans la composition. Un réalisme qui serait le produit du croisement entre Vermeer et Magritte. Toute l’originalité du tableau tient dans la mise en scène et dans le croisement des regards.

    C’est peut-être un décor de studio hollywoodien ? La caméra (l’œil du peintre ou du spectateur) film l’extérieur et l’intérieur. Cet œil-caméra va bientôt effectuer un zoom avant, vers le couple qui nous fait face. La femme à la robe rouge brillante (c’est la femme de Hopper) tient un dollar plié au bout de ses doigts et regarde le barman habillé en blanc (elle ne regarde pas ses ongles). Cette femme maquillée, à la chevelure flamboyante, est-elle une femme facile ou une prostituée ? La main gauche de la femme est peut-être en contact (visuellement elle l’est) avec la main droite de l’homme qui tient une cigarette presque terminée (symbole de la fin d’une liaison amoureuse ?). Est-ce un gangster ou un maquereau ? Cet homme porte un costume bleu foncé de bonne coupe, un chapeau luxueux, une chemise repassée et une cravate. Il a un regard dur et une attitude dominante en direction du barman qui lui, a une position soumise et un regard anxieux (interrogateur?). La femme à robe rouge et au rouge à lèvre est désirable, et les deux hommes se jaugent. Au centre du tableau et à la gauche de ce trio, un homme solitaire, habillé à peu de frais – mauvais chapeau et costume gris informe dont la poche vide baille (symbole de pauvreté) – boit un verre en nous tournant le dos. Est-ce le spectateur ou le peintre qui observe la scène ?
    Toute la scène est symbolisée par un « petit théâtre d’objets » (ou pièces d’un jeu d’échecs amoureux ?) que personne ne remarque, placé par le peintre juste entre les trois personnages principaux, au premier plan sur le comptoir : à gauche, un verre vide à l’écart, qui symbolise l’homme seul et pauvre ; à droite deux objets phalliques, une salière (pleine) blanche et une poivrière (pleine) foncée qui représentent le barman et l’homme au costume foncé ; enfin, au centre, un distributeur métallique de serviettes en papier, bien plus imposant que les trois autres objets qui lui « tournent autour », qui affiche une fente verticale et symbolise la femme forte à la sexualité épanouie. Les autres objets du comptoir sont mis en scène de façon réaliste et non symbolique, pour diluer la métaphore sexuelle.
    L’argent brandit va-t-il servir à régler les consommations du couple ? La femme par ce geste dit-elle aux hommes « j’offre mon corps au plus offrant des deux » (le pauvre étant exclu) ? La prostituée, renversant les rôles, s’émancipent un instant et dit « d’habitude ce sont les hommes qui me payent mais aujourd’hui c’est ma tournée» ?(Et le garçon semble demander au maquereau « est-ce que je dois accepter ? »)»)

    http://ivansigg.over-blog.com
    http://www.ivan-sigg.com

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  2. Ivan Sigg dit :

    En revoyant ce zoom dans l’oeuvre, je m’aperçois que Hopper nous à indiqué la poche qui baille (de l’homme de dos) par un triangle de peinture claire qui la désigne et la met en valeur. Cela confirme ma première lecture d’une part et le fait d’autre part, que j’avais sans doute enregistré inconsciemment ce détail sans le voir!

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  3. Je vois une ruelle vide, qui n’est pas illuminée. Il y a seulement un bar au coin qui est éclairé. Il y a quatre personnes dans le bar, Une femme et son mari, un homme seul, de dos et le barman. Le bar est vitré mais il n’y a aucun reflets, on peut voir comme si il n’y avait pas de vitres du tout. C’est tout ce que je vois.

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  4. Alexis dit :

    Un bar qui fait l’angle d’une rue. Des inscriptions sur la devanture « Only 5ct », « PHILLIES ».
    Il fait sombre dans la rue, par contraste le bar est très fortement éclairé avec un mur jaune clair. 3 clients, 1 femme rousse en robe rouge, accompagné d’un homme en complet bleu, chemise bleue, cravate bleue, chapeau gris à ruban noir. un homme de dos chapeau gris costume vert (gris ?). 1 serveur en blanc avec un calot blanc, cheveux blonc (ou pas de cheveux ?). Dans la boutique de l’autre coté de la rue quelque chose est exposé dans la vitrine… Oeuvre d’art ?

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